À nouvelles technologies, nouveaux maux

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Mal au cou ou à la tête après une journée passée entre smartphone et tablette numérique ? Impossible de se concentrer ou de dormir par la suite ? Rien que de très normal : ces menus désagréments sont quelques-unes des pathologies modernes découlant de l’emploi exagéré de matériel high-tech.

 

On connaissait le tennis-elbow, une tendinite du coude affectant les joueurs de tennis, mais voilà qu’apparaît aujourd’hui la tendinite du pouce. Une douleur parfois cruelle et bien contemporaine qui concerne tous ceux qui, depuis leur téléphone portable, composent à longueur de journée une infinité de SMS et de mails… du bout des pouces ! Il en résulte une sursollicitation du tendon pouvant nécessiter un traitement adéquat : application de froid, massages, gel anti-inflammatoire et surtout repos viendront généralement à bout du doigt endolori. Des préceptes pas faciles à suivre quand on sait que ce moyen de communication, fort répandu dans les entreprises, est devenu aussi indispensable qu’omniprésent. L’inflammation du pouce est-elle en voie de devenir une nouvelle maladie professionnelle ? Penchée toute la journée vers ce mobile utilisé aussi bien dans le cadre du travail qu’à des fins récréatives, la nuque peut également devenir très douloureuse.

 

Un vocable anglais désigne cette souffrance très high-tech : le text-neck. Cette appellation, qu’on pourrait traduire par « texte-cou », est tout à fait explicite : la tête baissée vers le sol dans la consultation incessante d’e-mails ou de textos entraîne des douleurs dans la région cervicale, mais également au niveau des épaules et des bras. Cette pathologie, auxquelles seules des pauses ponctuées d’étirements peuvent remédier, étend sa potentielle emprise aux possesseurs de tout appareil mobile diffusant des images – tablettes, baladeurs, liseuses et autres consoles de jeu…

 

Plein les yeux

Les yeux vous brûlent en fin de journée ? Ce n’est guère surprenant : combien de temps avez-vous passé face à un écran ? Entre la télé, l’ordinateur et le téléphone, les heures ont défilé et, désormais, vous y voyez moins clair. De fait, si vous souffrez de fatigue visuelle, de sécheresse oculaire, d’intolérance à la lumière ou de vision floue, le tout ponctué de céphalées plus ou moins violentes, vous êtes sans doute victime du syndrome de la vision artificielle. Cette pathologie fourre-tout, et néanmoins bien concrète, menace toutes les personnes qui, durant au moins deux heures d’affilée, font face à un écran. Autant dire que là encore, la population concernée est large. Alertés par la récurrence de pareils cas, les ophtalmologues rappellent donc quelques mesures essentielles, comme le fait de régler minutieusement la luminosité de l’écran pour limiter l’éblouissement, d’éviter le maximum de reflets parasites ou de se forcer à cligner fréquemment des yeux afin de les humidifier. Bien entendu, des pauses fréquentes sont préconisées, surtout pour les utilisateurs de matériel nomade évolué, de type tablette numérique ou smartphone. Ces supports incitent en effet à deux comportements fortement irritants : un usage sur de longues durées et une faible distance entre les yeux et l’écran. Et la problématique se complexifie d’autant avec la 3D, effet tridimensionnel qu’il convient d’apprécier avec modération, surtout pour les plus jeunes.