Andrea Celis-Vaillant

© Julie Rey © Julie Rey

Entre Paris et Santiago de Chile, Andrea a construit sa famille bercée par ces va-et-vient qui l’ont construite. Depuis 2011 à Bordeaux, elle a posé ses valises et ses racines.

 

Pourquoi Bordeaux ?

Après quelques années à Paris, où j’ai rencontré mon mari, je suis rentrée à Santiago. Mais la France me manquait beaucoup. Je rêvais d’une ville à taille humaine, entre la mer et la montagne. Avec mon mari, on a pris une carte, et on a été séduit par ce petit Paris, proche des Pyrénées et de l’océan Atlantique.

 

Comment avez-vous rebondi professionnellement ?

Cela a pris du temps. J’ai envoyé beaucoup de candidatures spontanées, une mauvaise expérience a même failli arrêter ma carrière d’architecte. Je travaille depuis 2013 dans une agence en tant que chef de projet free-lance, je suis des projets pour particuliers : maison individuelle, guinguette Chez Alriq, et j’aime ce contact avec les gens !

 

Comment vous êtes-vous intégrée ?

Ce n’est pas facile. À l’école par exemple, je dépose mes enfants en coup de vent, ma journée m’attend, même si parfois j’aimerais pouvoir rester discuter avec les autres mamans. Heureusement, mon mari est très sociable ! En travaillant pour un négociant, on s’est fait des copains dans le milieu du vin, à la maison j’aime recevoir, cuisiner pour eux.

 

Ce qui vous étonne le plus…

La pause déjeuner ! À midi, tout le monde s’arrête et prend le temps de se poser autour du repas. Puis le week-end, quand il fait beau, le centre se vide, les Bordelais partent tous arpenter les quais. Dans un sens et dans l’autre, ils longent la Garonne ; comme au Chili, le fleuve est un point de rencontre.

 

Elle aime

Le climat, le ciel changeant, la luminosité intense qui magnifie la ville de pierre.

 

Elle n’aime pas

L’exiguïté de la ville : « Bordeaux intra-muros c’est finalement assez petit, il n’y a pas beaucoup de micro-quartiers. Peut-être que je ne les connais pas, j’en découvre tous les jours ! »

 

Et du Chili…

Elle est nostalgique de la cordillère des Andes, ce mur immense qui se dresse le long du pays. « Du nord au sud, elle t’accompagne. C’est un repère pour se guider. L’hiver, les sommets enneigés sont d’une beauté à couper le souffle. » Elle a gardé… la joie de vivre, le rire facile « Au Chili, on voit la vie de manière très positive, on se pose moins de questions. »

 

Ses adresses :

Un resto : La Salle à manger des Chartrons, 18 rue Saint-Joseph à Bordeaux, « J’aime son côté informel, on passe derrière le bar, on ne sait pas trop si on est chez soi, dans une fête ou dans un resto. »
Un salon de coiffure : Le Salon d’Amélie, 184 rue Fondaudège à Bordeaux. « Je suis charmée par sa décoration romantique, rose poudré, le petit mot du jour et les chats qui se baladent. »
Un bar à vin : La Ligne Rouge, 6 rue de Cailhau à Bordeaux. « On fait de belles découvertes dans ce bar à vin… où l’on ne boit finalement pas de bordeaux ! »