Associative-girl

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En quelques années la femme est devenue un animal social. Finie l’époque où elle n’était qu’une louve solitaire, terrée dans son antre pour les besoins de sa tribu. La « torche-bébé » ou la « pousse-caddie » est une femme-fossile des années 80 qui n’existe plus. Désormais, l’avenir du monde se conjugue au féminin. La ménagère a balayé son passé. Elle est aujourd’hui une « associative-girl » qui déménage ! Elle n’est plus une pauvre solitaire désabusée qui s’ennuie en robe de chambre toute la journée et qui regarde passer lentement la vie depuis sa fenêtre. Ni la femme de son mari – celle qu’on oublie dans les dîners, cette entité qu’on ne questionne pas parce que son existence n’a rien à nous dire. La femme d’aujourd’hui a la vie remplie de plusieurs vies. Et le temps lui manque pour les accomplir toutes. Vie de famille, vie professionnelle, vie associative… Elle n’est plus un sein qui allaite ses petits mais une sainte qui alimente la société de sa full experience. La mère au foyer est enfin sortie de chez elle pour conquérir le monde et elle compte bien le faire avancer plus vite. Les femmes sont partout, souvent gratuitement, parfois dans l’ombre. Par amour, par humanité. Comme des mères qui voudraient accoucher d’un monde meilleur, leur ambition noble est immense. Les réunions de quartiers Tupperware, sex-toys ou petites culottes ont laissé place à des missions plus vastes dans lesquelles les femmes redorent leur blason en devenant l’égal des hommes. Et bien plus encore. Éducation, formation, insertion, action humanitaire et caritative, entreprenariat, culture… les femmes foncent. Bénévolement. Avec humanisme. Sans cupidité masculine, ni guerres d’ego machistes ! Juste avec beaucoup de bon sens, d’instinct, de bienveillance et d’altruisme. L’union faisant la force, la femme d’aujourd’hui se rassemble. Elle ose. Elle pêche, elle chasse, elle se passionne et fascine. On la questionne. On l’interroge. On l’écoute. On la regarde enfin. Elle existe. Elle n’est plus seule, elle est plusieurs. Elle est lumineuse. Et nous éblouit. Pour notre plus grand bonheur.

 » Les femmes foncent. Bénévolement. Avec humanisme. Sans cupidité masculine, ni guerres d’ego machistes ! «