Avant le printemps

C’est en mars que l’on fête la Journée de la femme, juste avant le retour des beaux jours, comme un signe d’optimisme. L’occasion de regarder en arrière, et surtout de se projeter en avant. Si l’on constate des avancées, on regrette les inégalités persistantes. Pourtant, il y a déjà vingt ans – c’était en 1995 –, 189 gouvernements signaient un programme d’action pour les droits des femmes dans le monde, dans des domaines critiques : la pauvreté, la santé, les conflits armés, l’économie, la vie politique et économique, l’éducation, les violences, les discriminations.

Cette année, à l’occasion de la Journée de la femme, les Nations-Unies ont choisi de travailler sur le thème de l’autonomisation des femmes. Vaste programme, qui a pour objectif d’ouvrir des perspectives dans le quotidien de celles qui n’ont pas encore accès à l’éducation ou aux soins, celles qui n’ont pas droit au principe minimum de respect, ni même à la liberté de s’exprimer, de circuler, celles qui ne disposent pas de leur corps et vivent avec un siècle de retard sur nos sociétés modernes. Doucement, mais sûrement, rien ne les arrêtera dans leur marche vers la liberté.

On veut le croire !

Nous qui vivons dans des sociétés privilégiées, nous devons continuer à avancer au quotidien. Oser ouvrir de nouvelles portes dans nos parcours professionnels, ne pas nous arrêter aux discours pleins de bonnes intentions, mais passer à l’action en se formant pour accéder aux conseils d’administration, en réseautant, en nous rencontrant, en échangeant sur nos expériences, et pourquoi pas en tentant une reconversion professionnelle. Arrêtons de nous limiter, de nous mettre des freins. Préférons agir, et ainsi ouvrons-nous de nouvelles perspectives d’évolution. Le printemps des femmes est peut-être pour bientôt…