Britta Vincent : « C’est un aboutissement »

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À 50 ans passés, Britta Vincent a créé sa propre activité de conseil et d’accompagnement de projets à l’international pour les particuliers et les entreprises. Déjà bien connue à Tours, elle a misé sur son réseau pour lancer International-sur-Loire. Ouverte il y a quelques mois seulement, la structure est déjà sur orbite !
Sébastien Drouet

 

Parcours

Une chose est sûre, Britta Vincent a pu miser sur son expérience pour créer International-sur-Loire, une nouveauté à Tours dont les nombreuses missions consistent –
pour résumer – à établir un pont entre les entreprises tourangelles et le reste du monde, mais aussi à organiser des séjours linguistiques pour les particuliers, à mettre en place l’accueil d’étudiants ou de touristes étrangers, etc. « C’est le fruit et l’aboutissement de 30 ans d’expérience au service de l’international dans des entreprises privées et des collectivités territoriales », explique Britta, arrivée d’Allemagne il y a trois décennies. Au cours de sa carrière, qui l’a vue occuper des fonctions d’enseignante en langues, de responsable du programme de fidélisation chez United Airlines, d’attachée de direction dans une grande entreprise tourangelle et de responsable de développement et des relations internationales à l’Institut de Touraine, elle a multiplié les voyages et les missions d’accueil, de prospection, de promotion…

Déclic

« J’aurais aimé être à mon compte plus tôt, mais j’ai toujours adoré ce que j’ai fait, nous dit Britta. J’ai toujours été heureuse au travail. » Pour franchir le cap, elle a profité d’un licenciement économique intervenu il y a un an et demi. Une mission assurée juste après lui a confirmé que sa voie était l’international. Britta se rappelle aussi un Dîner des optimistes organisé à Tours le 1er avril 2016, qui lui a appris, ou réappris, à positiver, à prendre en main son destin. Le temps de mûrir le projet, et International-sur-Loire voyait le jour un an pile après ce fameux Dîner, le 1er avril 2017.

Difficultés

N’en trouvons pas là où il n’y en a pas : « Dans les grandes lignes, cela m’a paru facile à monter, se félicite Britta. Il faut se poser les bonnes questions et trouver les bonnes réponses. » Et demander de l’aide auprès des personnes compétentes. On parlera tout de même de la « solitude de l’entrepreneur », que notre interlocutrice a éprouvée… « Mais cela s’anticipe. Il faut créer des petits réseaux pour s’encourager mutuellement ! »

Aides

« Mon entourage m’a encouragée, sourit Britta. Tous savaient que c’était difficile pour moi de quitter mon poste précédent. Je suis partie dans l’inconnu, mais c’est aussi du connu. C’est ce que je sais faire et que j’ai toujours aimé faire. » Hormis les proches, c’est auprès de Pôle Emploi que notre chef d’entreprise a trouvé écoute, soutien et conseils judicieux, comme celui de suivre une formation « 5 jours pour entreprendre » à la CCI.

 

LES +

Organiser ses journées comme elle l’entend
Choisir ses partenariats
Assurer des missions diverses
Prendre ses décisions et les assumer
Être utile au développement de la Touraine

 

LES -

On ne peut pas prévoir les revenus
On ne sait pas où on va, « il faut avoir confiance en soi, être réactif, saisir les tendances, s’adapter »