Christelle Chartier : évènements si… elle !

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Pas de journée-type dans son métier, et c’est pour ça qu’elle l’aime. La directrice générale associé de la société d’évènementiel XCPH nous plonge dans les dernières heures qui la séparent d’un important anniversaire d’entreprise qu’elle a organisé.

6h30 Je saute du lit et prépare le petit déjeuner pour mon mari Xavier et ma fille Jeanne, je consulte mes mails, mon Facebook, j’envoie des bisous par textos à ma grande, Éloïse, partie faire ses études à La Rochelle. Puis je fais le point avec mon mari sur l’intendance professionnelle et personnelle de la journée à venir. C’est le créateur et président de l’entreprise, nous travaillons ensemble, ça demande de l’organisation.

7h30 Xavier dépose notre fille au collège puis file au bureau, j’en profite pour prendre un peu de temps pour moi, me refaire une beauté si jamais je me suis couchée tard la veille, une petite série d’abdos si j’ai le courage, quelques tâches ménagères…

8h30 Direction le lieu de l’événement du soir, où je rejoins mon équipe : chefs de projet, créatifs, régisseurs, techniciens… Complémentaires et indispensables. Notre mission ? Monter une soirée de toutes pièces. Ce n’est jamais la même chose, on doit sans cesse se renouveler, c’est ce qui me plaît.Ce soir, tout doit être prêt pour 19 h et le compte à rebours est lancé. Xavier est mobilisé à l’autre bout de la France, alors on s’est réparti les projets.

10h Un coup de fil aux prestataires. Fleuriste, traiteur, photographe… Il faut savoir où ils en sont, gérer leur timing, leur faciliter la tâche également. Avec l’expérience, je deviens plus sereine parce que je sais qu’il existe toujours une solution, mais j’essaye d’anticiper au maximum d’éventuels couacs. 

13h Lorsqu’il n’y a pas une soirée à organiser, je déjeune en ville avec mon mari ou avec des copines, le plat du jour du Lift est notre petit plaisir. Sinon, c’est sandwich ou catering avec l’équipe.

14h30 L’après-midi se passe sur place, il faut tout vérifier. Ce n’est pas au client de gérer l’imprévu, il ne doit rien voir, je le rassure, fais en sorte qu’il s’approprie l’événement. Et j’apporte ma touche féminine, je fais attention à la propreté du matériel, je mets en place la déco… Le souci du détail.

19h Si je n’ai pas de soirée, c’est l’heure à laquelle je récupère ma fille chez sa grand-mère avant de préparer le dîner et de passer un moment en famille. Avec la grande, à distance, on s’envoie des photos de ce que l’on mange, c’est notre rituel. Je suis toujours pendue à mon portable, que ce soit pour mes clients ou pour mes filles. Comme je ne suis pas super présente physiquement, il faut que je sois joignable en permanence pour elles. Là, c’est l’heure de l’ouverture des portes : je me mets dans l’ombre, je m’efface, mais garde un oeil sur tout et tout le monde.

1h La soirée se termine, la pression retombe, et l’équipe doit tout démonter. Moi je m’occupe des choses fragiles. Je ne serai pas rentrée à la maison avant 4 h du matin. Sans cela, je me couche en général à 23 h, je ne suis pas du tout télé, mais plutôt canapé, lecture… C’est le moment avec mon mari où j’organise les activités du week-end, mes loisirs avec mes enfants. Ça reste ma priorité

SON SECRET

« Si je ne travaillais pas avec mon mari, je ne comprendrais pas son rythme, son manque de disponibilité et réciproquement. Alors que là, c’est une force, on s’entraide. »