Courir même DANS LE FROID DE L’HIVER !

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COURIR EN HIVER, C’EST SIMPLEMENT TROUVER LE COURAGE DE PASSER LA PORTE D’ENTRÉE ? NON, IL FAUT AUSSI SUIVRE QUELQUES CONSEILS QUE NOUS DONNE JEAN-BAPTISTE DELLA VALLE, KINÉ SPORTIF À ORLÉANS. Ambre Blanes

COURIR EN HIVER : UNE MAUVAISE IDÉE ?
La course n’est jamais déconseillée, bien au contraire : dès lors qu’on évite les températures extrêmes (plus de 30° ou en dessous de 0°), cela implique des précautions au niveau respiratoire et en termes d’hydratation. Cependant, il faut respecter quelques précautions, à commencer par bien s’échauffer avant l’effort et plus longtemps que par temps doux, afi n d’amortir au maximum les vibrations du choc contre le sol, qui seront plus fortes en hiver. On s’étire également davantage après la course.

COURIR EN HIVER : QUELS RISQUES COURT-ON ? 
Le froid favorisant les crampes, la blessure la plus courante est une contracture musculaire qui arrive beaucoup plus vite que sur un muscle qui s’active par température ambiante. L’ennemi de la course, c’est le vent : lorsque l’on transpire, on peut rapidement attraper froid si l’on ne s’en protège pas. Il existe aujourd’hui des vêtements intelligents qui laissent s’évacuer la transpiration et empêchent l’humidité de traverser les fibres textiles.

COURIR EN HIVER : QUELLE TENUE PORTER ? 
Être bien couvert semble une évidence. Pourtant, on confond souvent se couvrir correctement et se couvrir de trop. Le corps doit respirer pendant l’effort. L’idéal est de superposer trois couches : un sous-vêtement technique, un tee-shirt thermorégulateur et un top manches longues ou une veste imperméable. Sans oublier de protéger les oreilles et le nez avec un bonnet et des gants car le froid arrive toujours par les extrémités du corps. Si un collant peut être utile, il est inutile de superposer les chaussettes, le pied pourrait enfler.

COURIR EN HIVER : QUELS RÉFLEXES ADOPTER ? 
Il faut s’hydrater correctement soit par petites doses, à raison d’un verre d’eau toutes les demi-heures pendant les heures précédant l’effort. On court mieux le ventre plein : pas question de zapper le petit-déjeuner ! Celui-ci doit être léger et énergétique. Si une longue course nous attend, on peut consommer des sucres lents la veille. Chaque équipement et parcours doit être adapté au rythme de chacun : courir est avant tout un plaisir, un moment que l’on prend pour soi.