David Kozak : Ça va jazzer

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Il l’assure : les deux gros projets qu’il mène actuellement de front devraient marcher du tonnerre. C’est comme si, à 40 ans tout juste, David Kozak, au terme d’un long parcours, en débutait un autre, différent, encore plus professionnel. Sébastien Drouet

La veille de notre rencontre, il jouait en solo à l’Empreinte hôtel. Rebelote le lendemain, avant de semer la bonne musique, seul, en duo ou en quintet, partout où le vent le porte. Bien que savamment organisé – il le faut, avec toutes ces dates à caser, et les cours à donner –, le pianiste de jazz David Kozak n’a pas de plan de carrière. L’idée même lui fait horreur ! Il marche au feeling. Comme dans sa musique de prédilection, il improvise. Enfin, jusqu’à un certain point. Car ce qu’il mitonne en ce moment est le fruit d’une intense et rigoureuse préparation. Après une tournée de sept dates en Belgique au mois de novembre, histoire de tester les arrangements, David et ses musiciens sont entrés en studio à Meudon pour enregistrer, en une seule journée, onze créations personnelles ! Les connaisseurs apprécieront l’exploit… « Il reste à poser les voix sur des paroles écrites en français par Jeff de Clair, avec qui je collabore d’ailleurs sur un autre projet », précise David, que l’on sent impatient de présenter ses œuvres. On le comprend, surtout que l’album, qui s’intitulera Point d’orgue du souvenir, aura tout ce qu’il faut pour séduire un large public : un style personnel, une vraie originalité, quelque chose qui ne ressemble à rien d’autre, entre classique, jazz évidemment, et chanson française. L’alchimie parfaite. « La sortie physique est prévue en juin, annonce David. Il y aura des duos, dont un avec Pierre Mathyss, puis une tournée en 

septembre-octobre. Tout cela est en train de se construire.
On va en entendre parler… »
Tout cela ?
Oui, car ce n’est pas tout : « Un autre projet devrait marcher du tonnerre. De la world music, toujours sur mes compositions, mais avec des paroles en espagnol. » Nom de cette autre aventure : Siü Project.

Au fil de notre conversation, nous nous rendons compte que c’est à un carrefour que nous rencontrons David. Comme s’il devait y avoir un avant et un après la période qu’il est en train de vivre. Malgré son expérience, ses disques déjà enregistrés, les scènes, nombreuses, il considère que « cela ne fait que commencer ». Nous avons hâte de voir la suite !

www.davidkozak.fr – sur Facebook et YouTube (une trentaine de vidéos en ligne sur sa chaîne) : David Kozak

 

Bio express

10/07/1977 : naissance à Lille

09/96 : Conservatoire royal de Bruxelles

2000 : arrivée à Orléans

25/05/2007 : naissance d’Alexandre, son fils

2018 : sortie de l’album et tournée à l’automne

 

Et le jazz ?

« C’est avec le clarinettiste et saxophoniste André Dufour, aujourd’hui décédé, que j’ai découvert le jazz grâce à son atelier au Conservatoire de Valenciennes. Ce fut le point de départ, puisque c’est là que j’ai décidé de passer le concours à Bruxelles. » En 1996, David part en Belgique pour suivre l’enseignement d’Éric Legnini (qui a joué avec Nougaro).

 

Un tableau de sa grand-mère

Point d’orgue du souvenir, titre de l’album en cours de production, est aussi le nom d’un tableau de Rywka Kozak, artiste peintre à Valenciennes. C’est lui qui figure sur la pochette du disque…

 

Enfant de la balle

David a commencé à jouer du piano vers 6-7 ans. Mais il a toujours connu cet instrument en fait, sa mère étant elle-même pianiste. « J’ai commencé avec Madeleine Fourrault, ancienne élève du concertiste Alfred Cortot », souligne le brillant élève passé par les conservatoires de Lille, Paris, Bruxelles (Conservatoire royal)…