De l’Italie à Orléans : Silvia

© Sacha Dinovetski © Sacha Dinovetski

Par amour pour Sébastien, elle a quitté son Italie pour Orléans, où elle s’est installée il y a 8 ans sans parler un mot de notre langue. Depuis, elle vit ici sa dolce vita dans un français irréprochable, tout juste mâtiné d’un irrésistible accent. Mais n’oublie pas pour autant ses racines, qu’elle met un point d’honneur à transmettre à ses enfants.

Qu’est-ce qui vous a amenée ici ?

Je suis née à Palerme, mais j’ai fait mes études de lettres classiques et d’archéologie à Milan. Grâce à une amie, je suis devenue attachée de presse dans le monde de la mode, puis j’ai voulu entrer dans une école de journalisme, mais j’ai manqué de peu le concours. Je me suis alors dit que j’allais partir à l’étranger pour améliorer mon anglais, pour travailler par la suite dans les relations publiques. J’ai posé mes bagages à Dublin où j’y ai rencontré… un Français, Sébastien. Je suis par la suite retournée en Italie, puis j’ai fait le grand saut pour le rejoindre ici et travailler à Paris. Depuis, nous avons deux merveilleux enfants et je travaille à Ingré, en tant que responsable commerciale et assistante communication au Voulez-vous, dîner-spectacle.

Comment vous êtes-vous intégrée à la ville ?

Déjà, je me suis intégrée au pays, en apprenant la langue, assez rapidement, grâce à mon amour des lettres, mon entourage, mon métier… Et quelques cours du soir ! Et puis, j’ai rencontré pas mal de monde dans le cadre de mon boulot, également en donnant des cours d’italien, mais je dois avouer que j’ai été mise dans le bain orléanais directement, parce que « amore mio » est d’ici. J’ai tout de suite, en arrivant, intégré sa bande d’amis et découvert ainsi les endroits où sortir. Mais je dois avouer que les Orléanais sont assez fermés, que ce n’est pas évident, sinon, de rencontrer du monde et de faire connaissance. C’est parfois un peu frustrant, surtout pour quelqu’un comme moi, très volubile.

En quoi sommes-nous proches ?

Ce que je réalise, en fait, depuis 8 ans que je suis ici, c’est que nos pays sont assez similaires. Nous sommes des amoureux de bonne chère, de vin, de culture. C’est sans doute pour cela d’ailleurs que nous sommes « frères ennemis », au foot notamment : c’est que nous sommes très proches.

Et votre pays d’origine, dans tout ça ?

Je suis très attachée à mes origines, ma langue maternelle, et je garde contact en permanence avec le pays. Tous les jours, mes enfants, qui ont la double-nationalité, parlent à leurs grands-parents par Skype, en Italien évidemment. Ils comprennent tout et c’est très important, car cette double culture est une richesse. Et nous essayons d’aller là- bas une ou deux fois par an. Et puis j’ai gardé quelques traditions, comme la « befane » à l’Épiphanie, la sorcière qui distribue les bonbons. Et j’avoue, même si ça fait un peu cliché, tous les dimanches soir, c’est pizza maison !

Elle aime

En tant que maman, Orléans est la ville idéale, car il y a énormément de chouettes endroits pour se balader, plein de possibilités offertes pour l‘épanouissement des enfants : le parc Pasteur, les bords de Loire, Combleux ou les bords du Loiret à deux pas… Et quand je ne suis pas « en mode maman », j’adore l’effervescence de la rue de Bourgogne aux beaux jours, ses terrasses, la foule dehors…

Elle n’aime pas 

La négativité de certains Orléanais, qui disent qu’il n’y a rien à faire alors que plein de choses leur sont proposées, dans tous les domaines ! C’est comme s’ils se tiraient une balle dans le pied au lieu de se bouger.

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Ses adresses :

• Le restaurant Chez Jules pour l’accueil et la cuisine • le bar l’Antidote pour l’ambiance
• Mademoiselle et vous pour le shopping
• Et le Il Don Vittorio, pour y retrouver son Italie…