Départ réussi pour l’Affaire Capucine

© Léonard de Serres © Léonard de Serres

Tout va très bien pour la jeune chanteuse tourangelle : entourée de talentueux musiciens, elle compte, en 2 ans seulement, des concerts dans quelques belles salles régionales et deux albums autoproduits… L’affaire est dans le sac !

Hilare, Aurélie, pièce maîtresse de l’Affaire Capucine, arrive en courant au rendez-vous. Une journée de travail dans les jambes, elle doit enchaîner aussitôt après notre rencontre avec un atelier d’écriture organisé à Langeais par Claude Lemesle, très grand auteur de chansons (pour Joe Dassin – il figure parmi les créateurs de l’Été indien –, Reggiani, Sardou…) et personnalité attentive aux progrès des jeunes pousses. Car, bien que passionnée par la musique depuis toujours, Aurélie, à 34 ans, est encore un espoir qui a besoin d’être encouragé : l’Affaire Capucine, le combo qu’elle a créé avec le multiinstrumentiste et arrangeur Franck Dumas, auquel s’est jointe Maie-Tiaré Coignard (violoncelle, contrebasse), n’existe en effet que depuis mai 2013. Plus qu’un groupe, Aurélie présente cette affaire-là comme un « projet », une démarche à prendre dans une globalité : enregistrer des albums, tourner des clips et proposer des concerts, comme une chanteuse à part entière. « J’ai une démarche professionnelle, explique l’auteur-compositriceinterprète, mais sans être intermittente. Pour obtenir ce statut, il faut courir les cachets en multipliant les projets, tous en même temps. Moi je souhaite créer mes chansons, avoir mon propre univers. »

Influence littéraire

Vous ne connaissez pas encore l’Affaire Capucine ? Qu’à cela ne tienne : en pianotant sur votre clavier, vous arriverez assez vite sur une chanson  de la formation, « Le manoir », tirée du premier album, La Belle Affaire, remarquablement mis en clip par les prometteurs Films du Loup Blanc. Du bel ouvrage, sur le fond comme sur la forme. D’autres extraits, par ailleurs, montrent Aurélie et ses amis sur scène. Les instruments sont là, ainsi que les éléments de décor propres à embarquer le public dans les histoires. « Sur disque, j’ai besoin que tout soit millimétré, dit la chanteuse. Sur scène, c’est plus intimiste, je deviens  narratrice… » Au petit jeu des influences, nous ne sommes pas parvenus à trouver une véritable ressemblance avec d’autres artistes dont elle se serait inspirée. Certains spectateurs lui  parlent de Thomas Fersen, mais quand on lui pose la question, Aurélie donne une réponse inattendue : « Si on décortique les textes, on trouve des références à Victor Hugo. Il génère beaucoup de chansons chez moi. » Comme l’oeuvre du grand homme est immense, la source n’est pas près d’être tarie…

En concert le 13 février à l’espace Gentiana (Tours), le 27 mars au théâtre de Bellevue, à Villentrois. Nouvel album, « Le Cercle », en vente au Cultura de Tours- Nord, ou sur le site www.laffairecapucine.com

Avant l’Affaire Capucine…

… Aurélie a fait partie du groupe de chansons humoristiques Popup, créé à la sortie du lycée Descartes, une fois le bac option musique en poche. Puis, elle a suivi des cours pour apprendre la scène, avant d’être choisie pour participer aux Rencontres d’Astaffort, des séances de travail de groupe organisées trois fois par an par Francis Cabrel dans son village du Lot-et- Garonne…