Du Vietnam à la Touraine : Thi Thanh Nga Trinh

© Léonard de Serres © Léonard de Serres

Originaire de Hanoï, dans le nord du Vietnam, cette Tourangelle d’adoption de 24 ans seulement a récemment terminé ses brillantes études. Mais son histoire d’amour avec Tours se poursuit…

Pourquoi vit-elle à Tours ?

Après ses deux premières années d’études effectuées à Hanoï, dans le domaine du commerce, Thi Thanh Nga Trinh, grâce à ses excellents résultats, a eu l’opportunité de faire une troisième année à Tours, dans le cadre d’une coopération entre les deux universités. « J’avais appris le français au Vietnam, précise-t-elle. Mais les deux premiers mois ici ont été difficiles. » Arrivée en 2009 pour fi nir sa licence d’économie, elle a poursuivi avec un master en management des entreprises : « C’est un domaine un peu large, alors je me suis inscrite en master des métiers de la banque et de la finance. » Qu’elle a obtenu, là encore.

Comment s’est-elle intégrée ?

Les débuts ont été timides. Puis, peu à peu, les autres sont venus vers elle. Fin 2009, Thi Thanh Nga Trinh a rejoint l’association Touraine- Vietnam dont faisait partie une de ses camarades d’université : « Les membres de cette structure aident beaucoup les étudiants vietnamiens, qui aujourd’hui sont une trentaine à Tours. De plus, je suis membre de l’association des étudiants vietnamiens du Val de Loire, dont j’ai été la secrétaire et responsable de la communication. »

Ce qui l’étonne le plus

Le « bonjour » que les Français délivrent même aux inconnus. « Au Vietnam, ça ne se fait pas, mais ça fait très plaisir. Je suis surprise aussi par la rapidité avec laquelle les Français entament une conversation… » L’hôtel de ville de Tours a été un motif d’étonnement pour notre charmante Vietnamienne ; « Chez moi, il reste quelques bâtiments construits par les Français à l’époque de l’Indochine, mais pas aussi grands. » Sans compter les châteaux de la Loire. Son préféré ? Sans hésitation : « Chenonceau ! »

Et au Vietnam ?

Elle retourne à Hanoï deux fois par an, pour retrouver sa famille qui lui manque énormément. De là-bas, elle a la nostalgie des automnes qui embaument la fl eur de lait, inconnue sous nos climats… Mais au bout d’un certain temps, c’est Tours qui lui manque ! Chez elle, elle continue de manger vietnamien, avec un petit déjeuner salé, et uniquement des fruits au dessert. « Cela dit, je m’adapte », sourit-elle. D’autre part, même si elle est athée, Thi Thanh Nga Trinh possède un hôtel d’ancêtres, avec un Bouddha : « Cela symbolise l’âme des disparus… »

Elle aime

L’architecture, l’environnement, la qualité des routes. Mais aussi la culture, l’art de la table, et les investissements réalisés pour le bien-être des habitants, comme les jardins, les aires de jeux. Et la Loire, qui lui rappelle le fleuve Rouge de Hanoï.

Elle n’aime pas

Dans certains magasins, les vendeurs trop froids, trop distants. « Les Asiatiques adorent faire du shopping, mais il faut qu’ils soient bien accueillis. » Une remarque qui ne vaut pas que pour Tours, contrairement à celle-ci : « Il manque à notre ville un événement d’envergure nationale. »

Touraine-Vietnam, 3, rue Édouard Manet, 37540 Saint-Cyr-sur-Loire – 02 47 54 72 35 – http://touraine- vietnam.fr