En toute franchise

ED17

69 % des Françaises considèrent que la création d’entreprise est plus épanouissante que le salariat. Mais seulement 18 % franchissent le pas*. Or, malgré les contraintes, la franchise peut aider les femmes à oser entreprendre. C’est sur ce thème que se déroulera un rendez-vous en octobre à la CCI Loiret.  sébastien drouet

Pour beaucoup de femmes, la création d’entreprise est un rêve. Mais de nombreux facteurs freinent les enthousiasmes : peur du risque, peur de ne pas avoir les compétences nécessaires, crainte de l’isolement… Justement, l’installation sous franchise peut pallier ces difficultés – bien qu’il y ait des contraintes et que le modèle ne soit pas toujours rentable pour le franchisé.

De tout cela il sera question lors d’une journée-rencontre organisée le 16 octobre à Orléans par la CCI et Corinne Gicquel, fondatrice de la plateforme reconversionenfranchise.com,
spécialisée dans la reconversion des femmes vers l’entrepreneuriat et la franchise. Une mutation qu’Alexandra Dupuis a accomplie il y a huit ans. 

Avant, Alexandra évoluait dans le monde de la banque et de la finance. Parisienne, elle se déplaçait quotidiennement à la Défense, ce qui, à un moment donné, ne lui a plus convenu. Après avoir exercé dans le commerce, et une fois revenue à Orléans pour raisons personnelles, elle s’est mise en quête d’un travail jusqu’à trouver, par hasard, une offre à Pôle Emploi : responsable de franchise, la Compagnie des Familles en l’occurrence, dans le Loiret…

« C’est moi l’employeur ! »

Rendez-vous avec le franchiseur effectué, étude de marché réalisée, elle s’est lancée, à 38 ans, surmotivée par cette création d’entreprise facilitée par le FGIF (Fonds de garantie à l’initiative des femmes, aujourd’hui garantie Égalité-Femmes). « Et cela marche tellement bien que j’en ai ouvert une deuxième, AD Senior, pour le maintien à domicile des personnes dépendantes. » Chef d’entreprises au pluriel donc. « C’est moi l’employeur, avec les risques que cela comporte. Je dirige 150 nounous avec la Compagnie des familles, et 20 autres personnes avec AD Senior. » Autonome donc, mais en bénéficiant de l’enseigne, de ses outils informatiques, de l’image, du réseau, du savoir-faire… Autant de services qui se paient, bien sûr : « 17 000 € de droit d’entrée pour la première structure, 20 000 pour la deuxième, puis 3,5 % du chiffre d’affaires. » Avec la Compagnie, un contrat dit « de partenariat » de sept ans a été signé, qu’Alexandra, visiblement satisfaite, a reconduit l’année dernière…  

*Le Loiret compte 23 303 entreprises dont seulement 4 761 ont une femme à leur tête

 

Sur votre agenda

La journée-rencontre réservée aux femmes futures entrepreneures aura lieu le mardi 16 octobre de 13h30 à 18h à la CCI Loiret, place du Martroi à Orléans. Le but sera de répondre à toutes les questions sur la franchise, de faire découvrir des métiers et de partager l’expérience de franchisées témoins. Un speed meeting est prévu, au cours duquel chaque participante pourra échanger directement avec les franchiseurs pour faire avancer son projet et s’informer sur les opportunités en région.

Inscription sur
www.reconversionenfranchise.com, onglet « Journée Rencontre »