Faut-il laisser pleurer bébé ?

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Pas facile pour les jeunes parents de savoir comment réagir face à un bébé qui pleure toute la nuit ! Intervenir au plus vite ou ne pas céder, la question divise et semble bien insoluble

La question partage les générations depuis belle lurette : la nuit, faut-il laisser un bébé inonder son berceau de larmes ou consoler ses sanglots ? Pendant longtemps, la tendance a été de laisser pleurer les nouveau-nés jusqu’à ce qu’ils s’épuisent, mais les professionnels de la petite enfance ont vite mis le holà à cette pratique qui stresserait nos chères têtes blondes. Alors, que faire ?

Savoir écouter les pleurs

Les jeunes parents, qui essaient tant bien que mal de décrypter les cris et pleurs de leur premier enfant, doivent d’abord savoir que les larmes sont, pour le bébé, le seul moyen de s’exprimer. Un nourrisson qui pleure la nuit peut donc avoir faim, froid ou chaud, se trouver dans l’inconfort parce qu’il est mouillé etc.. On peut alors lui donner à manger, changer sa couche et le bercer quelques minutes pour l’aider à se rendormir et pouvoir regagner aussi son lit au plus vite. Avec le temps, le père et la mère parviendront à identifier les différents pleurs de leur rejeton et pourront ainsi répondre plus rapidement
à ses besoins.

Les larmes de la discorde

Mais comment réagir face à un enfant qui hurle alors que tout va bien ? Faut-il accourir à son berceau et s’empresser de sécher ses larmes ou, au contraire, prendre son mal en patience et dégainer les boules Quies ?

Selon les professionnels, laisser pleurer un nourrisson mettrait sa sécurité affective en danger. Moins rassuré, un chérubin qui pleure et qu’on ne console pas larmoierait plus qu’un autre. Mais de récentes études ont tordu le cou aux idées reçues en démontrant que laisser pleurer un bébé lui permettrait de trouver plus facilement le sommeil, sans forcément atteindre son équilibre affectif. De quoi déculpabiliser certains parents.

En revanche, il ne s’agit pas non plus de laisser son enfant brailler toute la nuit. La technique des pleurs contrôlés, qui consiste à espacer de plus en plus le nombre de minutes avant de le rejoindre dans sa chambre, peut être une bonne alternative. Mais le meilleur moyen reste encore de coucher l’enfant à des heures fixes et de lui laisser l’occasion de s’endormir seul, sans accourir immédiatement en cas de réveil.

MK

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