Jenneine : De New York à Orléans

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Pétillante touche-à-tout, née il y a tout juste 50 ans sur la mythique 5e avenue, Jenneine a déposé ses bagages et son irrésistible accent à Orléans, où elle vient de créer sa start-up et s’apprête à sortir sa propre gamme de cosmétiques. Welcome ! Sacha Dinovetski

Qu’est-ce quivous a amenée ici ?

Le travail ! Pour mes études d’ingénieur, il y a vingt ans, je suis venue à Bordeaux, faire des stages dans le traitement d’images et l’intelligence artificielle. Là-bas, j’ai réalisé que mes produits de beauté américains intéressaient beaucoup de monde, et qu’il y avait peut-être un business à faire. De retour à New York, j’ai fait alors de l’import-export de cosmétiques, un domaine qui me passionnait depuis toujours. Puis j’ai ouvert à Paris plusieurs instituts de beauté et ma clientèle m’a permis de réaliser qu’en matière de beauté, les poils étaient un problème récurrent chez les hommes et les femmes. Après avoir fait HEC en France, j’ai monté ma start-up « DepilatoCosmetics » et m’apprête à lancer ma gamme de produits qui traite ces problèmes de pilosité. Comme je suis accompagnée par LVMH, qui m’a mis un laboratoire à disposition à Saint-Jean-
de-Braye, je suis arrivée ici !

Comment vous êtes-vous intégrée à la ville ?

Au départ, ça n’a pas été évident. Je suis arrivée sans connaître personne ici, je n’avais que des relations professionnelles. Mais cet été, en me promenant sur les bords de Loire que j’adore, j’ai rencontré deux garçons très sympas, qui m’ont présenté des amis à eux, de toutes les nationalités, avec qui j’ai sympathisé. Mais c’est vrai que c’est par le travail que je rencontre le plus de monde, et comme je ne suis pas d’un naturel timide, bien au contraire, je parle avec beaucoup de monde et j’adore ça ! Maintenant, il faut juste que j’aie un peu plus de temps pour profiter de l’offre culturelle locale, que je trouve très riche, et rencontrer encore plus de monde pendant les concerts, les expos…

Y a-t-il des choses qui vous manquent, de votre pays d’origine ?

Oui, bien sûr, et notamment la nourriture. Les New York hot-dogs, les chili dogs with cheese, manger dans la rue… Au début mes parents m’envoyaient des « kits de secours » ! Depuis, j’ai découvert de chouettes épiceries américaines à Paris et puis il y a la gastronomie française, une merveille ! Et autre chose : en tant que chrétienne, j’avais l’habitude de fréquenter mon église de quartier, toutes les semaines. Ça m’a manqué au début, jusqu’à ce que j’apprenne que je pouvais suivre les messes en direct sur Internet. Great, no ?

Ses adresses 

• Le Restaurant Le Lift, autant pour le cadre que pour la cuisine.

• Les Balnéades, pour la détente.

• La variété des bars du quartier Bourgogne.

Tous les endroits qu’elle n’a pas encore eu le temps de découvrir…