Kit de survie pour parents d’enfants précoces

Précoce ou à haut potentiel : ces termes définissent la même particularité présente chez 2,3 % de chaque classe d’âge. Loin de se comporter en petits génies, ces enfants rencontrent souvent des difficultés à l’école…

Comme le définit Cathy Bayer, présidente de l’Association Française pour les Enfants Précoces (AFEP), « un enfant intellectuellement précoce – EIP – possède un rythme de développement intellectuel très en avance par rapport aux enfants de son âge. » Concrètement, cela se traduit par une grande rapidité de compréhension, et surtout un fonctionnement intellectuel différent.

 

Les comprendre pour anticiper

« Différent », le mot est lâché ! Cela entraîne la plupart du temps difficultés et souffrances pour l’enfant, mais aussi pour son entourage. De fait, il est capital d’identifier au plus tôt la précocité d’un enfant en le faisant tester auprès d’un psychologue afin de prévenir l’apparition de désordres psychologiques et l’échec scolaire. Car le risque est bien là. Une étude publiée en 1999 dans le Quotidien du Médecin, menée sur 145 « surdoués » durant dix à vingt ans, a montré que plus de la moitié de ces EIP n’ont pas obtenu le baccalauréat. La détection est effectuée au moyen de tests individuels de niveau intellectuel ; les tests de Wechsler sont les plus utilisés.

 

Comment les accompagner ?

La différence vient principalement de dyssynchronie interne et/ou sociale. Le décalage peut se situer entre le développement intellectuel et psychomoteur, d’où souvent des problèmes d’écriture, ou encore entre l’intelligence et l’affectivité. « On est frappé par le contraste entre un raisonnement très au-dessus de son âge et un comportement de bébé », témoigne la présidente de l’AFEP. À l’école, l’EIP a un développement mental plus rapide que ses camarades. Pour échapper à l’ennui, il devient distrait et ne se concentre que sur les activités complexes. De par son raisonnement global, il n’acquiert pas naturellement des méthodes de travail ni le sens de l’effort. C’est là que le risque d’échec scolaire survient. L’environnement familial et culturel est aussi facteur de dyssynchronie. Pour aider son enfant, Cathy Bayer conseille : « Il faut accepter ses particularités pour pouvoir répondre à ses besoins psychologiquement fondamentaux. Il faut l’écouter, l’aider à avoir confiance en lui, lui redonner l’envie de rire et d’être heureux, de réussir, d’aimer l’école si besoin. » Et de poursuivre : « Il faut s’attacher à lui donner le sens de l’effort, de l’organisation, l’aider à acquérir des méthodes de travail, à exercer sa mémoire. Il faut satisfaire son insatiable curiosité. Sur le plan scolaire, si besoin, un saut de classe peut réduire de façon bénéfique le décalage de l’EIP et lui permettre de s’adapter. » Mais elle prévient : « Il ne s’agit pas de fabriquer une élite, mais d’éviter souffrance et échec. » 

 

A  qui s’adresser ?

2 associations pour vous guider :

AFEP – Association Française pour les Enfants Précoces
Contact : Cathy Bayer, responsable de l’AFEP Centre – AFEP Loiret : 06 21 12 03 27 – bayerc@wanadoo.fr –
www.afep-asso.fr

ANPEIP – Association Nationale pour les Enfants Intellectuellement Précoces
Contact : Dominique Wilhelm – 06 28 02 33 09 –
centre@anpeip.org – http ://nouvsite.anpeip.org