Laurence Jeronne, maraîchère bio

Depuis 2010, Laurence produit des légumes qu’elle vend en direct route d’Ardon à Olivet, mais aussi par le biais des Paniers bio du Val de Loire et de La Ruche qui dit Oui.

Problématique : Laurence est un cas un peu particulier, dans la mesure où elle n’a pas été concernée par les restrictions ; elle a pu poursuivre son activité. Mais le souvenir restera vif dans sa mémoire : « Le premier jour du confinement, j’ai dû aller chercher des plants de courgette. J’ai rempli ma dérogation, je suis partie avec mon camion vers Blois, et il n’y avait personne sur les routes. Je me suis alors dit que lorsque l’on ne maintenait que les activités indispensables, cela concernait en fait très peu de monde ! »

Solutions : En fait, son activité a augmenté, le nombre de paniers étant passé à 60/semaine (soit 15 à 20 % de plus). Elle ne pouvait pas en faire davantage sur son demi-hectare. « J’ai de nouveaux clients qui jusqu’alors ne s’étaient jamais posé la question de savoir s’il y avait un producteur de légumes près de chez eux. » Du côté des mesures, Laurence a demandé aux personnes de s’espacer, mais globalement, du côté de l’organisation, peu de choses ont changé, les ventes se déroulant traditionnellement en plein air. Depuis le déconfinement, il y a eu une petite diminution, qui s’explique : « Sur ma commune, il y a de nombreux couples avec de grands enfants qui sont venus se confiner chez leurs parents. Une fois que ces étudiants sont repartis, les besoins alimentaires ont diminué. Mais j’ai gardé mes nouveaux clients. »

Et après ? Cette nouvelle habitude prise par les consommateurs va-t-elle survivre à l’été, avec ses beaux fruits et légumes, c’est la question. Plus globalement, Laurence espère que les gens comprendront l’importance de garder de l’agriculture autour des villes.

Sébastien Drouet

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