Laurent Geneix Everywhere

Laurent CARTES-Edith

Il aurait aimé posséder le don d’ubiquité. Comme ce n’est pas possible, Laurent Geneix se démultiplie : journaliste, auteur, community manager, co-organisateur de soirées musicales, il dirige aussi une école d’anglais. Come in ! Sébastien Drouet

L’heure tourne. Comment donc attaquer le portrait de Laurent Geneix ? Par quoi commencer ? Quelle idée aussi d’avoir voulu présenter un hyperactif ! Il faudrait des pages et des pages pour retracer son parcours…

Tiens, ça tombe bien : en parlant de « pages et des pages », notre homme a récemment publié un ouvrage sur Tours. Composé de chroniques parues à l’origine dans 37 degrés, le webzine (désormais aussi sur papier) dont il est l’un des piliers, Signes des temps (éditions Sutton, 18 ) est tellement subjectif et décalé qu’il ne ressemble à aucun autre bouquin jamais consacré à la ville. De sa plume libre, vive, agacée à l’occasion, Laurent accompagne en mots des photos insolites qu’il a prises lors de ses balades matinales, à vélo souvent – engagé pour l’environnement, il a abandonné la voiture il y a cinq ans. À la lecture, on s’amuse beaucoup, on partage ses colères, on se dit parfois « Oooohhhh… il a osé ! ? », et l’on apprend énormément, car le bougre glisse de croustillants renseignements entre deux tranches de poésie urbaine. Parce que Laurent Geneix est un journaliste dans l’âme. Un passionné d’information qui tient à savoir tout ce qui se passe dans sa cité.

Rédacteur dans Épicure, le journal de l’association des commerçants des Halles, community manager pour ces derniers et divers institutionnels – « ce que l’on ne peut pas être si l’on n’est pas journaliste, selon moi » –, il a aménagé son bureau place François-Sicard, un poste d’observation idéal, à portée de pied ou de vélo des lieux de décision. Ici, donc, Laurent écrit et, last but not least, il enseigne : son école d’anglais, English-sur-Loire, accueille collégiens, lycéens, adultes (un tiers de la clientèle), dans le cadre de cours individuels concoctés selon sa méthode. « Quand j’ai débuté dans l’enseignement, après mes études, ça m’a gonflé de suivre un manuel déjà écrit. Dès que j’ai fondé mon école, j’ai mis au point mes propres activités. » « Activités », au pluriel : un terme qui, si l’on ajoute à tout cela la co-organisation (bénévole) des soirées « Cuvée scène locale » au Temps Machine, lui convient à merveille !

english-sur-loire.com

Bio express

  • 30 mars 1971 : naissance à Loches
  • 1988 : se met à la photo (il fera de nombreuses expos par la suite)
  • 1994-96 : études d’anglais-français-langues étrangères à Tours
  • 2003 : création d’English-sur-Loire
  • 2011 : journaliste à Parallèle(s)
  • 2014 : journaliste à 37 degrés
  • 2018 (décembre) : parution de Signes des temps

 

Dans la ville

« J’ai toujours eu cet amour des villes où je vis. Si je devais refaire des études aujourd’hui, je me lancerais dans l’architecture, l’urbanisme… » Parmi ses endroits préférés à Tours : le disquaire Madison, et les cafés (les Négociants, le Molière, le Café d’en face, le Valmy), où il s’installe à « la place du chat », dans un coin près de la fenêtre d’où il peut voir à la fois l’extérieur et l’intérieur. Toujours aux aguets !