Le Mont-Blanc à pied elle l’a fait !

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Personne ne l’a crue quand Christine Foucault a annoncé qu’elle allait faire le tour du Mont-Blanc à pied. La jolie quadra n’est pas une sportive de haut niveau, mais ses souvenirs d’enfance à la montagne, une forte envie de faire un break et de penser à elle ont été ses motivations pour relever ce challenge. 9 jours de marche en juin dernier dont elle nous livre son carnet de bord.

Pendant 6 mois, Christine s’entraîne 3 à 4 heures par semaine, marche, course, cardio, pour être d’attaque et affronter les 200 km et 2 700 m de dénivelé qui l’attendent dans le massif du Mont Blanc, soit 8 à 9 heures de marche quotidienne pendant neuf jours.

Petit matin

Les nuits se font en refuge au fur et à mesure de la progression du groupe composé de douze personnes âgées de 40 à 70 ans. Le réveil est programmé vers 6 h 15 pour un départ un peu avant 8 h et même vers 7 h 15 les trois derniers jours pour être sûr de boucler le périple. Christine confi e : « On avait un guide un peu original. Il préférait nous faire passer par des chemins oubliés plutôt que l’autoroute ! » Au milieu de la matinée, pause obligatoire de 15/20 minutes pour reprendre son souffl e et des forces. Fruits secs et eau réconfortent les marcheurs. Il est déjà temps de repartir mais les petits arrêts « nature » font aussi partie de l’aventure. Une petite fleur par ci, un bouquetin par là, impossible de passer à côté du panorama.

L’heure du pique-nique

Vers midi, le groupe s’arrête pour un déjeuner bien mérité. C’est le guide qui, chaque jour, prépare les repas. Pour le côté pratique et confort du groupe, une voiture relais transporte les sacs et les victuailles entre les refuges. Dans les gamelles, de consistantes salades sont au menu : riz, lentilles, haricots en composent la base roborative. Fromage et fruits (kiwi, banane) complètent le panier repas. « Et qu’est-ce qu’on a mangé comme pain ! », souligne Christine. Et c’est reparti pour quelques heures de marche… Au deuxième jour, Christine a envie d’arrêter, elle pense alors à son fi ls et se dit qu’il sera fi er de sa maman qui aura accompli cet exploit. Elle s’accroche, même les jours où il faut suivre un chemin de crête. « On se dit qu’il faut regarder vers le haut, avancer. On suit son guide, on met un pied devant l’autre sans réfl échir, quitte à avoir parfois l’impression d’être une machine. Et quand ça devient trop dur, on cache une petite larme derrière ses lunettes de soleil. Mais une fois arrivée… YES ! », confie Christine, qui est allée chercher au fond d’elle pour continuer.

Fin de journée

Le guide réserve parfois quelques surprises à son groupe qu’il mène tambour battant. Christine évoque une montée de deux heures, normalement, et qui, au fi nal, ne dure qu’une heure et quart. Placée en tête du groupe, Christine se sent souvent poussée par celui-ci, mais aussi responsable du rythme à tenir. L’arrivée au refuge se fait vers 17 h. Douche ! « Je ne pensais qu’à ça ! » Chaque soir, c’est l’installation dans des dortoirs avec des lits de 60 cm de large ou, grand luxe, des chambres de trois à douze personnes. Vers 19 h, le dîner se déroule mais le moment tant attendu est le coucher qui intervient « grand max » à 21 h. Tout le monde se couche et les yeux se ferment tout seuls.

Retour à la réalité

 Chaque jour est un nouveau défi . Sur la dernière descente en télécabine, personne ne parle… chacun fait déjà un peu le bilan de cette aventure sur soi-même. Le retour à la réalité est diffi cile, le bruit des voitures surtout. Après 9 jours entre ciel et montagne, ça se comprend… Christine savait que ce ne serait pas simple mais avoue sans complexe que cela a été dur. Mais surprise par elle-même, elle est prête à repartir !