Lila

Lila-edith

12 ans, est en cinquième à Étienne-Dolet

Pour quelles raisons t’es-tu présentée au conseil municipal de jeunes ?

Quelqu’un est venu au collège nous expliquer ce que c’était. Je trouvais que c’était une expérience enrichissante. Comme je suis déjà déléguée de classe, j’ai voulu essayer cela aussi. C’est très différent : on a plus de réunions, on doit davantage s’impliquer.

Quelles sont les réalisations concrètes auxquelles tu as contribué, ou tu vas contribuer ?

Nous avons des objectifs, nous préparons bien, de manière que tout ce que nous avons choisi soit réalisé pour améliorer la vie à Orléans. Avec un groupe, je travaille notamment sur l’amélioration des pistes cyclables. Il faudrait qu’il y en ait plus et qu’elles soient davantage sécurisées. Il faut que M. le Maire soit d’accord avec nos projets, et que l’on ait les moyens de les réaliser…

Que penses-tu de la politique ?

La politique m’intéresse, je regarde les infos, les débats. Quand j’étais en CM2, je voulais être présidente de la République pour appliquer mes idées. Je pense que les personnalités politiques disent des choses, mais qu’elles ne les font pas ; moi, si je me présentais, et si je gagnais, je ferais tout ce que j’avais promis. Et vu qu’il n’y a jamais eu de femme présidente, je voulais être la première, pour montrer que les femmes savent gouverner. Mais j’ai changé depuis, je ne veux plus être présidente, même si la politique m’intéresse.

On va tout de même imaginer Lila présidente. Que ferais-tu pour le climat, par exemple ?

Le premier problème, ce sont les voitures. Je rassemblerais toutes les personnes qui imaginent les voitures pour leur demander de se mettre ensemble afin de créer une voiture qui ne pollue pas du tout. Ils me donneraient leurs plans et je donnerais mon avis. En attendant, je demanderais aux gens de ne plus rouler, de faire du vélo, d’aller à pied, comme ils veulent.

Contre les gens qui jettent leurs déchets dans la rue, j’installerais des caméras de surveillance et je mettrais des amendes plus élevées qu’elles ne le sont actuellement.

Que ferais-tu pour améliorer les choses dans d’autres domaines ?

Concernant la culture, comme il y a des gens qui ne peuvent se permettre d’aller au cinéma ou au théâtre, je baisserais les tarifs ou je mettrais des spectacles gratuits. Enfin, le droit des femmes me tient à cœur. Beaucoup de personnes pensent que les hommes sont supérieurs aux femmes. C’est grave de ne pas se rendre compte qu’on est tous égaux. Ce n’est pas normal que les femmes n’aient pas le même salaire que les hommes.

Dans les lycées, on a des idées

« Make our climate great again », « Quand c’est fondu c’est foutu », « Pas de nature, pas de futur »… Sur les pancartes en couleurs, on s’amuse mais on montre aussi sa colère, son inquiétude, alors que le mois de février a battu des records de chaleur. La marche pour le climat a regroupé un millier de jeunes à Orléans le 15 mars. Le but ? « Interpeller les élus que l’on tient responsables de l’état de la planète, déclare Clément, 16 ans, lycéen à Jacques Monod (Saint-Jean-de-Braye). C’est-à-dire, d’ici 2100, une augmentation des températures de 4 °C, et une pollution qui va accroître les décès. » Devant ce constat, quelles solutions ? Swann, 15 ans, de Charles-Péguy, énumère les idées lancées lors de l’agora lycéenne qui s’est tenue le 15 mars : « Donner les déchets alimentaires des cantines à des poules pour cesser le gaspillage (il faudra donc mettre en place des poulaillers dans les établissements), ne pas chauffer les pièces tant que l’on n’a pas froid (les lycées sont surchauffés !), manger végétarien un jour par semaine à la cantine, limiter les voitures en ville, instaurer la gratuité des transports en commun, créer des lignes de tram de ville en ville, augmenter les amendes pour ceux qui jettent leurs mégots par terre, créer des potagers dans les établissements scolaires, créer des espaces verts, instaurer une journée par mois sans voiture, édifier des murs végétaux, faire des jardins sur les toits… ». Lesquelles sortiront réellement de terre ? Nous verrons. En tout cas, certaines ont été transmises à la Région.