Liz Van Deuq au pays des merveilles

Liz-Van-Deuq-Edith

Quelques mots pour découvrir le monde merveilleux de Liz Van DEUQ : auteure, compositrice, interprète. cette jeune chanteuse exprime toute sa singularité sur scène. Rencontre avec une orléanaise d’adoption qui ne se la joue pas.
Marie-Zélie Cupillard

Discographie

  • Anna Liz (2014)
  • Musique de Chambre (2016)
  • Vanités ( 2018) de Liz Van Deuq disponible sur Deezer

Famille

Liz a grandi dans l’univers agricole de son père et aujourd’hui elle reste proche de ses valeurs : « j’aime les militants de la culture là où l’industrie ne va pas, je me considère une artiste artisan. D’ailleurs j’aimerais monter une tournée musicale dans des exploitations agricoles. » Celui qu’elle admire, c’est son père qui est six mois de l’année au Sénégal pour aider des agriculteurs à développer une exploitation de cacahuète ; « il va au bout de ses projets et je trouve que c’est une belle utopie. » À 36 ans, Liz se consacre entièrement à son métier et n’est pas dans le désir d’enfant : « mon métier me demande une grande disponibilité, et je pense qu’on n’est pas dans le bon siècle pour avoir des enfants. »

Piano

C’est à 6 ans que Liz prend ses premiers cours de piano chez la voisine avant de rejoindre une école de musique rurale, dans sa Nièvre natale. « Ma mère tenait à ce qu’un de ses enfants fasse de la musique et j’aimais bien jouer. » Après la fac de musicologie à Tours, elle part à Montréal pour faire sa maîtrise et fait ses premières tournées au Canada.

Scène

Elle répond : « la Loire aussi… » Liz cultive son ton décalé. Elle a fait les premières parties sur une tournée de Cali, ce qui lui a donné confiance en elle : « j’aime l’adrénaline que procurent les concerts c’est vivifiant, tonifiant, mais je refuse de servir de musique de fond, j’ai besoin de toute l’attention du public, car je joue et j’échange beaucoup avec lui. C’est toujours étrange la sensation du lendemain, cette sensation bizarre de n’être plus personne, après les applaudissements et l’euphorie de la veille. Mais j’apprends à me promener le dimanche et à me dire que c’est génial. »

Traque

C’est de l’énergie, de l’appréhension mêlées à la fierté d’avoir les projecteurs rivés sur nous.

Féminisme

« C’est un modèle de femme libre… Avant 30 ans je ne comprenais pas le sens du féminisme. Maintenant que je vois que mes amies s’installent et font des enfants, je les admire d’autant plus qu’elles ont choisi un autre chemin. Mais je ne suis pas une artiste engagée, je suis consciente des enjeux et des problèmes mais je laisse les experts s’exprimer. Je suis dans la recherche de l’esthétisme. Je fais les choses pour me marrer et recréer des mondes. »

Son plus beau cadeau

Une lettre d’éloge sur sa musique, qui l’encourageait à continuer. Et des dessins d’enfants.

Son dernier caprice

Un voyage à Deauville pour écrire et être bien.

Son mantra

Bosser et y croire.