Magique Martine

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A 66 ans, Martine Grivot, l’adjointe à la promotion du territoire, aux relations extérieures, au tourisme et au Festival de Loire, reste pétillante et souriante. Elle nous raconte le rythme de ses journées au service de la ville.

7 H 00 Le matin, je prends mon temps, avant une journée plus speed. Il me faut deux heures pour me préparer, le temps de faire les étirements recommandés par mon kiné pour mon dos et mon épaule, suite à une fracture. Mon petit déjeuner, c’est sacré : pas de téléphone, pas de connections. Je commence par un jus de citron – c’est mon geste détox –, suivi par un grand bol de thé, un yaourt, une tartine et des huiles essentielles de cannelle et pamplemousse dans du miel. C’est mon remède de bonne femme.

9 H 00 Je marche un quart d’heure, le temps de me rendre à la mairie à pied. Je prends toujours le même chemin et en route, je rencontre toujours des gens que je connais. Quand j’arrive, je fais le point avec Audrey, mon assistante, qui s’occupe de mon agenda. Mes journées ne se ressemblent pas. Entre les préparatifs du Festival de Loire, les relations extérieures, les délégations internationales, les réceptions à l’hôtel Groslot pour les étudiants…

14 H 00 J’enchaîne les réunions ; septembre est un mois chargé en événements, surtout cette année avec les préparatifs du Festival de Loire. Mes journées sont faites d’échanges sur des sujets variés : promotion touristique, congrès scientifi ques, conseils de classe, commission culturelle… Je peux me rendre à une conférence de presse à l’ambassade de Pologne à Paris pour le Festival de Loire, comme rencontrer les mariniers, ou des chefs d’entreprise. Je peux rencontrer jusqu’à cinquante personnes par jour. Je dois me faire conduire pour tous mes déplacements, car je souffre de la maladie de Wagner. Aveugle de l’oeil droit, il ne me reste plus que l’oeil gauche avec une forte correction. À 20 ans, un ophtalmo m’avait annoncé que je serais aveugle à 50 ans. Heureusement, j’ai consulté un autre spécialiste, mais c’est une maladie irréversible. Avec cette épée de Damoclès, j’ai décidé de vivre à fond !

18 H 00 C’est l’heure à laquelle commence le conseil municipal, une fois par mois. C’est une journée marathon, on ne peut pas s’absenter, cela peut durer plus de quatre ou cinq heures. Je rentre tard le soir. Je suis arrivée à la mairie en 2001, c’est mon troisième mandat et le dernier ! Quand j’étais l’adjointe aux sports, mes soirées et mes week-ends étaient encore plus chargés. Aujourd’hui, même si je ne fais pas de confi tures pour mes petits-enfants, j’ai plus de temps pour eux le week-end, et pour mes parents que j’ai toujours.

22 H 00 Je suis indépendante et j’assume. Après deux divorces, j’ai un compagnon, mais on vit chacun chez soi. On se retrouve pour aller au théâtre, à un concert ou pour marcher en forêt d’Orléans le week-end. Après une longue journée, j’aime me retrouver chez moi, j’adopte une tenue décontractée et je me fais un plateau-télé. Je me couche tard, rarement avant minuit, car je regarde les infos du soir. Je lis tous mes messages. C’est très prenant, mais passionnant.

Son secret

Sa joie de vivre et son amour des autres, c’est son adrénaline : « Je suis une fille de la campagne et se positive même ce qui est négatif ».