Marie tout simplement

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Rencontre avec une Alsacienne la cinquantaine bien portée, arrivée à Olivet il y a 26 ans, guidée par son cœur…
Propos recueillis par Marie-Zélie Moser

 

Marie a eu sa première fille à 17 ans, puis a fondé une grande famille à laquelle elle a consacré vingt ans de sa vie. Ce n’est que six mois avant ses 50 ans que Marie commence à travailler à la pharmacie du Châtelet à Orléans. Sa vie de femme au foyer dévouée à son époux et à ses cinq enfants, c’était avant. Elle s’est consacrée à eux et les regarde aujourd’hui avec émerveillement : « Je ne me fais pas de souci pour mes fils, mais je transmets à mes filles l’idée d’être indépendantes. » Le cap de la cinquantaine s’avère être un second souffle dans la vie de Marie, même si elle dit n’avoir jamais anticipé son âge, elle avoue que ses 50 ans lui sont tombés dessus ! Mais le gros choc de sa vie s’est produit trois ans avant, quand elle est hospitalisée et qu’à son réveil on lui annonce qu’elle a subi une hystérectomie. Depuis cet accident, Marie explique vivre intensément chaque moment de la vie : « quelques mois après cette épreuve ma petite fille Victoria est née, c’était magnifique, je suis grand-mère et fière de l’être ! » Depuis, Marie est dans une forme de renaissance, même si elle doit composer avec son corps :
« Je n’ai pas vécu naturellement la ménopause, avec les mêmes étapes, qu’une femme de 50 ans : je n’ai pas le droit de prendre d’œstrogènes, alors je compose. Parfois je me mets à rougir à cause de mes bouffées de chaleur et certains hommes interprètent ça comme une émotion qu’ils susciteraient ! »

Son corps, elle en a toujours pris prend soin, d’abord entre chaque grossesse, qu’elle vivait généreusement avec 15 à 18 kg pour chacune. Elle a toujours retrouvé son corps en faisant du sport. Elle aime courir car c’est l’occasion de se retrouver seule, mais elle fait aussi appel à un coach « cela permet de fixer des objectifs ensemble et on gagne sur les résultats. On se sent bien dans son corps quand on le connaît. »  Marie a pris conscience de ce que vaut la vie : « on n’est à l’abri de rien alors j’ai décidé de faire des choses pour moi et ça fait un bien fou ! Je lis beaucoup et j’ai rejoint une association où l’on fait des travaux de réflexion poussée. Si à une époque j’étais complexée de ne pas avoir fait d’études, aujourd’hui je m’épanouie dans ma vie intellectuelle. »