Maximilien Bridier : Le nouveau « Roy » de la Roche

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Grande table de Touraine, la Roche le Roy est désormais dirigée par un jeune homme à l’expérience déjà solide : Maximilien Bridier. Un nom qui ne devrait pas tarder à être connu de tous les gourmets du coin… Sébastien Drouet

L’information, parue dans la presse locale en décembre, avait alors surpris le petit monde de la gastronomie tourangelle : Alain Couturier, le patron de la Roche le Roy, venait de revendre son célèbre établissement de la route de Saint-Avertin… Le nouveau chef ? Maximilien Bridier, 27 ans, passionné de cuisine depuis sa plus tendre enfance. « À 10 ans, je m’entraînais à faire des meringues », sourit-il.

Par la suite, il aura l’occasion d’élargir sa palette à la faveur d’un parcours où il tutoiera souvent les étoiles (au guide Michelin) : pour commencer, L’Orangerie du Château, à Blois (dont il est originaire), dans le cadre de sa formation en alternance, puis chez Bernard Robin, à Bracieux, dans son département d’origine, tout en décrochant en parallèle son Brevet Professionnel – major de promo, s’il vous plaît !

Dès lors, les expériences se succèdent : un stage au George V, à Paris, de nouveau L’Orangerie, puis un grand restaurant en Angleterre, où il passe rapidement chef de cuisine, L’Espérance, en Bourgogne, puis trois restaurants suisses où, à chaque fois, il dirige les cuisines. De toute façon, depuis quelque temps déjà, il n’était plus question pour lui de se laisser commander par quelqu’un d’autre. Maximilien est un chef-né, mais un chef moderne : « J’ai un caractère souple, je ne crie pas. J’aime ce qui est très carré, mais dans une bonne ambiance. »

Après quatre ans en Suisse, sa compagne et lui s’envolent pour l’Australie, où Maximilien va œuvrer dans la restauration haut de gamme. « Je savais que je prendrais une affaire avant 30 ans, dit-il. Mais avant cela, je voulais voyager. » Le retour en France date de l’été dernier. Sans perdre de temps, il se met alors en quête de l’établissement idéal. « J’ai visité pas mal de restaurants entre Orléans et Tours, et on m’a mis en contact avec Alain Couturier. Lui, de son côté, ne voulait pas vendre à n’importe qui. » La transition s’est effectuée en douceur, au point que Maximilien a gardé quelques plats « Couturier » sur sa carte : « Les clients reviennent pour cela aussi, mais j’ai ma manière de faire. »

Les fidèles, eux, sont séduits. Reste à charmer les inspecteurs du Michelin, but avoué du jeune et talentueux chef désormais tourangeau

55, route de Saint-Avertin, à Tours
02 47 27 22 00 – larocheleroy.com