Mon enfant 
ne s’endort pas seul, que faire ?

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Le jeune enfant qui ne sait pas s’endormir seul associe, dans son inconscient, la présence de ses parents au sommeil. Compliquée à vivre pour le couple parental, cette situation peut néanmoins évoluer. 

 

Des couchers interminables, des pleurs ou des crises de nerfs, dès que vous faites mine de vous éloigner ? Certains jeunes enfants ne s’endorment que si l’un de leurs parents reste à proximité, lui tient la main ou le prend dans ses bras. D’autres peuvent se réveiller chaque nuit en pleurant. Résultat : un retard de coucher pour l’enfant, des nuits sans sommeil pour les parents et des journées hagardes… pour tous !

Les règles de base

Pour qu’un enfant puisse s’endormir seul, quelques règles de bon sens s’imposent. Il est impératif de respecter des horaires de repas et de sieste réguliers ainsi que des promenades deux fois par jour. Le moment du sommeil doit être calme et rassurant, avec lecture d’histoires, relativement courtes, et câlins, mais il ne doit pas s’éterniser. Il est nécessaire que l’enfant reste dans son lit et que le parent ne cède pas à ses caprices. L’adulte n’a pas, non plus, à rester à proximité jusqu’à l’endormissement de l’enfant. Tous les psychothérapeutes l’affirment : plus on cède, plus l’enfant se sent insécurisé et croit qu’il a raison d’avoir peur. Si le parent tient bon, l’enfant gagnera en confiance et pourra s’endormir seul. Il faut aussi bien lui expliquer que ni papa ni maman ne se relèveront en pleine nuit s’il pleure.

 

 

Adulte : ne pas céder !

De la théorie à la pratique, il y a cependant un monde : que faire si l’enfant se réveille bel et bien en pleine nuit, vous appelant bruyamment à la rescousse ? En dehors des épisodes de maladie où votre présence rassurante est la bienvenue, il ne faut surtout pas se précipiter dans sa chambre. Sinon, votre petite canaille pourrait bien s’imaginer que vous n’attendiez que cela. Pour le rendormir, vous pouvez demeurer à ses côtés, mais en suivant trois règles d’or : le laisser dans son lit, ne pas le prendre dans les bras et ne pas lui donner de biberon. Dans le cas contraire, l’enfant s’imaginera que la nuit est finie et ne voudra pas se rendormir. Même chose pour la sieste : l’habitude doit être prise de faire dormir l’enfant dans sa chambre et non dans le salon. À un certain âge, généralement vers 3 ou 4 ans, survient la peur du noir. Installer une veilleuse peut alors être un réconfort. À cet âge, l’enfant peut également faire épisodiquement des cauchemars. Les difficultés d’endormissement ou les réveils nocturnes à répétition révèlent aussi les contrariétés que l’enfant ressent dans la journée, comme des dysfonctionnements au sein du couple, des disputes ou la naissance prochaine d’un frère ou d’une sœur. Dans ce cas, le dialogue rassurant avec ce petit anxieux sera le meilleur des remèdes…

 

À la reconquête du sommeil

Le très jeune enfant qui est toujours au bras des adultes aura des difficultés à s’endormir seul. À l’inverse, lorsque les petits ne voient pas beaucoup leurs parents, occupés par leur travail, ne pas vouloir s’endormir est pour eux l’occasion de rattraper le temps perdu. Même si c’est parfois difficile en fin de journée, il est impératif de ménager de vrais moments d’échange et de partage avec eux : les courses et la vaisselle peuvent bien attendre !

 

Quand faut-il  appeler à l’aide ?

Lorsque le rituel du sommeil pose problème depuis trop longtemps et traîne en longueur (il ne doit pas dépasser vingt minutes), on peut réagir. Le but est de modifier progressivement sa réponse aux sollicitations de l’enfant. On commencera par ne pas réagir immédiatement aux pleurs puis par limiter son intervention à une courte visite et, enfin, par une simple intervention verbale, même en cas de crise de larmes. Dans cette phase de reconquête du sommeil, l’enfant doit rester dans son lit. Les psychothérapeutes recommandent d’éviter de lui tenir la main ou de le bercer et de favoriser l’utilisation d’un doudou.