Nathalie, de l’ingénierie commerciale au home staging

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Dans le tourbillon quotidien d’un métro-boulot-dodo effréné, qui avouerait n’avoir jamais fantasmé : « Demain, je plaque tout pour faire ce qui me plaît vraiment » ? Nathalie, elle, a saisi sa chance et affiche aujourd’hui le sourire épanoui de celle qui a réalisé son rêve professionnel.

Pour se rendre au bureau chaque matin, Nathalie a juste à traverser son salon. Jusque-là, rien de bien original pour cette auto-entrepreneuse qui a créé sa société il y a un peu plus d’un an. Ce qui vaut le détour, en revanche, c’est son garage. Véritable caverne d’ « Ali Nana », il recèle toute une ribambelle de petit mobilier, pots de peinture et autres objets de déco. Et pour cause. À 39 ans, elle a décidé de se lancer dans le home staging, autrement dit, la valorisation immobilière. Parachutée à Orléans suite à la mutation de son mari, il y a deux ans, cette passionnée de déco depuis toujours, ancienne ingénieure commerciale chez SFR à Clermont-Ferrand, a eu le déclic en regardant l’émission Maisons à vendre sur M6. « Je me suis dit : ça me botte, c’est ça que je veux faire. » Mine de rien, la quarantaine pointant le bout de son nez, « c’était maintenant ou jamais », avoue-t-elle. Tournevis électrique en main, la voilà qui transbahute canapés gonflables, suspensions, rideaux ou consoles, de maison en maison (toutes en vente), le but étant de faire flasher l’acquéreur potentiel en moins de 90 secondes. Car, outre son travail de prospection auprès des agents immobiliers et des vendeurs, sa tâche consiste à rechercher des produits de déco à meilleur marché, puis à suivre les chantiers. Une profession encore balbutiante en France. Aux Etats-Unis, les vendeurs vont jusqu’à louer des acteurs pendant les visites, ça sent le chocolat chaud, le feu crépite…

Un nouveau départ

Mais Nathalie a une longueur d’avance. Après coup, elle reconnaît que l’épreuve de tout recommencer à zéro dans une nouvelle ville a été une grande chance. « J’ai profité de cette recherche d’emploi pour me lancer dans ce que j’aime. Et comme je touchais l’assurance chômage, c’était possible de voir si ça marchait sans risque financier. » Vaillamment, elle a suivi une formation en home staging à Paris et franchi toutes les étapes de la création d’entreprise. Certes, la solitude et le manque de contacts sont parfois difficiles à supporter, surtout après avoir géré une bonne vingtaine de personnes dans le cadre de son ancien poste. C’est vrai aussi que son salaire a été largement divisé par deux. Mais peu importe. « C’est génial de pouvoir organiser ses horaires comme on veut. » Elle profite enfin de ses deux garçons le soir après l’école et son mari est plus zen dans son travail. « Très franchement, pour rien au monde je ne recommencerais mon rythme de dingue de commerciale. J’ai l’immense chance d’avoir trouvé cet équilibre entre ma vie familiale et un job dans lequel je m’éclate. »

 

Ses Bons plans pour une déco bon marché qui en jette :

Guetter les soldes chez Fly, Heytens pour les luminaires et Casa.
SA BOUTIQUE COUP DE CŒUR : L’incroyable à Tours.

 

+ d’infos sur le home staging 

Ma maison mise en scène :
www.home-staging-orleans.com