Olga, Russe à Olivet

© Stéphane Hussein © Stéphane Hussein

Née a Moscou, orléanaise d’adoption depuis six ans, Olga garde son âme slave, tout en savourant la quiétude de son quotidien olivetain.

 

Dans quelles circonstances êtes-vous arrivée ici ?

J’ai rencontré mon mari à Genève, alors que je travaillais pour une société juridique. Après six années en Suisse, nous avons décidé de rejoindre Orléans, sa ville natale.

 

Vous êtes-vous bien intégrée ?

Oui, car je suis adaptable. On m’avait prévenue que les Orléanais étaient plutôt froids, mais je ne trouve pas. Ceux que je rencontre sont très sociables et agréables. Je me suis fait des amis rapidement à l’école de mon fils, et aussi grâce à la présence d’une grande communauté russe.

 

Qu’est-ce qui vous étonne le plus ?

Je suis agréablement surprise de voir que les Orléanais sont de bons vivants. Tous les week-ends, des fêtes sont organisées, et les goûters d’anniversaire pour les enfants n’arrêtent pas. Il y a beaucoup de plaisir dans la vie française. Les gens profitent. On ne vit pas pour travailler, mais on travaille pour vivre, contrairement à Moscou. Je suis surprise que le maquillage permanent soit si peu développé. En Russie, les femmes le pratiquent aussi naturellement qu’une pédicure ou une manucure. Tout au début, j’étais choquée lorsqu’on nous invitait juste pour l’apéritif, car c’est très peu répandu dans mon pays. Et j’ai dû m’habituer aux repas à heure fixe. En Russie, la pause déjeuner a lieu vers 14 h, et les horaires des repas sont plus aléatoires.

 

Que ressentez-vous face à l’actualité politique en Russie ?

Je trouve cela très dommage, car les peuples russe et français ont beaucoup de points communs. On a l’impression de vivre dans un mauvais rêve. Je ressens une vive douleur, pour les Russes comme pour les Ukrainiens.

 

Elle aime

La ville à taille humaine, sans embouteillages et paisible, comparée à Moscou. Les petites rues pavées, le théâtre et le Zénith. La proximité de Paris et les virées à Blois. Les bords du Loiret, les châteaux aux alentours, Center Parc. La cuisine locale, « inégalable », la langue française et le cinéma français. La légèreté de l’existence en France. L’élégance des Orléanaises, qui « font largement concurrence aux femmes russes ».

Elle n’aime pas

Les grèves, surtout pendant les vacances. Dommage qu’il n’y ait pas d’aéroport tout près.

 

Et de la Russie ?

Elle est nostalgique de l’atmosphère trépidante de Moscou, même si une fois de temps en temps lui suffit. Et de la neige, mais un tout petit peu,
car une semaine par an, c’est moins contraignant que cinq mois.

Elle a gardé l’habitude d’avoir toujours des copines chez elle et de parler avec sa mère cinq fois par jour au téléphone. « Chez nous, les belles-mères et les mères sont très présentes. »

 

 

Ses adresses et astuces

La beauté des femmes russes ?
C’est « le secret des 15 minutes » qu’elles consacrent à se maquiller et à se coiffer juste avant que leur mari se réveille !

Kavkaz, 266 rue du Faubourg Bannier à Orléans : magasin de produits russes.

Natural Make Up : son salon de maquillage permanent.