Olivier Rousseau Plein cadre

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Mordu de peinture, Olivier Rousseau est devenu galeriste au terme d’un parcours riche et surprenant. C’est comme si tout ce qu’il avait appris durant des années s’était concentré dans un seul et même métier-passion… Sébastien Drouet

Confucius aurait dit : « Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie. » Serait-ce le cas d’Olivier Rousseau ? Toujours est-il que le galeriste d’art travaille – tout de même ! – entouré des objets de sa passion, des tableaux de peintres contemporains choisis au coup de cœur et qu’il accompagne le long de cette formidable aventure qu’est la rencontre avec le public. Un œil exercé, une culture colossale, un savoir-faire administratif sont nécessaires pour réussir dans ce domaine. Cela tombe bien, Olivier cumule les compétences emmagasinées au fil d’un parcours étonnant : formé à la comm’ et au marketing à Bordeaux, il a d’abord été salarié dans un groupe d’assurances parisien durant 20 ans, avant de tout quitter pour voyager en Inde, au Népal, en Israël, en Italie… « Le voyage est une grande école, sourit-il. On apprend beaucoup sur soi en sortant de son biotope. »

Retour au pays à 29 ans, mais pas question de revenir dans la grisaille parisienne : Olivier s’installe dans la Drôme et prend la direction d’une association de protection de la nature. « Il y avait une part de communication importante, mais c’était aussi la réponse à un besoin d’exercer dans l’environnement. » En 2005, nouveau changement : il prend en charge la communication de la Fédération des producteurs bio de la région Rhône-Alpes. Basé à Crest, dans la Drôme toujours, Olivier côtoie de nombreux artistes qui y ont élu domicile, et rencontre la plasticienne Hélène Duclos. « Je suis tombé en admiration de son travail, déclare Olivier. En même temps, je me suis intéressé à son métier, à ce milieu artistique… Cela a révélé quelque chose en moi. » Lassé par la communication, Olivier devient agent artistique d’Hélène… avant d’être recruté pour créer une galerie de photo animalière à Orléans, la Galerie du Lion, en 2011. « J’étais salarié, cela a été une formation cinq étoiles pour moi qui voulais être galeriste. » Ce qui ne devait pas tarder : sa galerie éponyme ouvre à Tours en 2014. Depuis, Olivier, qui a parfois eu la bougeotte, a semble-t-il définitivement adopté les bords de Loire… qu’il photographie régulièrement depuis le pont de fil et dont il partage les vues sur Facebook !

48, rue de la Scellerie à Tours – Ouvert du mardi au samedi de 14 h 30 à 19 h, vendredi et samedi matin de 10 h 30 à 12 h 30 – www.olivier-rousseau.com
19 octobre au 28 novembre : exposition en duo peinture-céramique (Marion Robert/ Clémentine de Chabaneix)

 

Bio express 

19/03/1969 : naissance à Civray (Vienne)
Années 90 : visite des grandes expositions à Paris
97-98 : deux ans sabbatiques consacrés aux voyages
1999 : installation dans la Drôme
2011 : galerie du Lion à Orléans
Septembre 2014 : galerie Olivier Rousseau à Tours

 

Le métier

« Nous sommes des passeurs entre des artistes que nous choisissons au coup de cœur et des spectateurs, explique Olivier. Les galeristes montrent des œuvres dans de bonnes conditions d’accueil, d’éclairage, tout en étant marchands. Nous faisons la promotion des artistes que nous exposons et nous vendons leurs œuvres. »

 

Pourquoi Tours ?

« J’avais de la famille ici, je connaissais bien. Et puis, c’est la région de Léonard, de Calder, et il y avait le CCCOD en projet à l’époque. » Tous les signaux étaient au vert. « Cela s’est révélé être un bon choix », assure Olivier.

 

Son quartier préféré à Tours

« Celui-ci, la Scellerie/Colbert, répond notre galeriste. Il y a une complémentarité des lieux, avec l’opéra, le musée des Beaux-Arts… ». Olivier apprécie aussi la place Plumereau (« avant son réveil ! »), et les bords de Loire.

 

Osez !

Beaucoup de personnes n’osent pas franchir le seuil des galeries d’art, pourtant accessibles librement aux heures d’ouverture. « Nous encourageons bien sûr tout le monde à ouvrir les portes, déclare Olivier. Mais c’est à nous de stimuler la demande. » N’hésitez pas !