Philippe Générali : un orléanais à New York

philippe-generali-orleanais-new-york« ici tout est possible »

Enfant, Philippe a grandi à Checy, il fait partie des premiers aventuriers de la radio libre, il a participé aux débuts de Vibration. Aujourd’hui il est à la tête de RCS une compagnie, spécialisée dans les logiciels pour les radios, qui emploie 800 personnes dans 102 pays. Voici 15 ans qu’il vit avec sa femme et leurs deux fils dans une belle maison à une demi heure de New-York.

Entre le rêve américain et la réalité ….

La société américaine s’est construite sur des valeurs de partage et d’entre aide, tout le monde a la possibilité de sortir de sa classe sociale. Si vous allez au fin fond de l’Arizona le « red neck » ( les cultivateurs sont baptisés ainsi car leur cou rougit au soleil) vous offrira tous les clichés négatifs de l’Amérique profonde, un fusil dans sa voiture partisan des lois anti-avortement. New York reste à part, d’ailleurs je dis que je dirige une société New-Yorkaise. Le busines ici c’est à chaque fois un potentiel énorme c’est plus de 300 millions de personnes qui parlent la même langue et ont la même culture. On estime que d’ici 2016 tous les foyers américains seront équipés de deux tablettes numériques.

Les grands changements de vie…

Nos premières courses au supermarché nous ont pris un temps fou, il fallait repérer les produits qui ne sont pas conditionnés comme chez nous. Il faut aussi prendre l’habitude de donner des pourboires, ici un serveur est payé 3$ de l’heure alors sans le fameux « Tip »il ne survivrait pas, mais du coup le service est top. Quand ma femme a vu notre fils de 16 ans partir au volant d’une voiture cela lui a fait bizarre. La seule chose à laquelle je ne me sois pas habitué c’est au mètre de neige qui peut tomber en une nuit et qui m’oblige à déblayer mon allée le matin, Je suis devenu  un « snow Bird », nous partons en Floride aux vacances d’hiver !

Le mal du pays ?

C’est la vie culturelle qui me manque : le cinéma, les livres, les spectacles jusqu’à maintenant je ne peux pas voir les films français ni sur le net  ni en DVD et encore moins aller voir un spectacle avec des artistes français.

Si vous fermez les yeux et que je vous dis Orléans…

Je vois la Chancellerie place du Martroi où l’on passait des heures à boire un café et la Jeanne. Je reviens une fois par an pour voir ma famille et quelques amis. J’ai vu qu’il y avait un tram maintenant, mais ici on est branché bus électrique c’est silencieux propre et ça ne nécessite pas de travaux.