Quelle sexualité après 50 ans ?

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Le désir d’une sexualité épanouie ne diminue pas avec l’âge, mais le rapport que l’on entretient avec le sexe se modifie. Les éventuels soucis de santé liés au vieillissement peuvent aussi impacter notre intimité, mais il existe toujours des solutions. M.K.

Contrairement aux idées reçues, cinquantaine ne rime pas avec abstinence ! L’âge n’est pas en effet un frein à une sexualité épanouie même si l’on n’a pas le même rapport au sexe qu’à la trentaine. L’expérience et le temps disponible permettent souvent de retrouver de l’intimité dans le couple et de faire l’amour différemment. Néanmoins, c’est aussi durant la cinquantaine que surviennent les premiers problèmes de santé qui peuvent contrarier une sexualité pleine et entière. Entre la ménopause et les potentiels dysfonctionnements érectiles, il faut savoir bien communiquer et prendre le temps de se faire plaisir.

L’impact de la ménopause et des dysfonctionnements érectiles
Passé la cinquantaine, toutes les femmes ou presque sont passées par la difficile période de la ménopause. Les sécrétions hormonales baissent, et notamment les œstrogènes, les changements d’humeur sont fréquents, le poids peut varier, le sommeil devient compliqué et, côté intimité, la lubrification vaginale est beaucoup moins performante. Tous ces facteurs sont souvent responsables d’une baisse de la libido et donc d’une sexualité perturbée.

Les hommes ne sont pas en reste non plus car, à 50 ans, un individu sur deux souffre d’une hypertrophie bénigne de la prostate, pouvant engendrer des troubles urinaires mais aussi des troubles érectiles dans 25 % des cas. Et, à l’inverse des femmes, les hommes sont généralement peu nombreux à toquer à la porte de leur médecin pour discuter des problèmes liés à leur sexualité.

Communiquer et renforcer les préliminaires
Pourtant, ces petits soucis physiologiques ne doivent pas ruiner le rêve d’une sexualité épanouie ! La cinquantaine est en effet un moment privilégié car, souvent, les enfants sont relativement indépendants et la carrière professionnelle est déjà toute tracée. On a donc plus de temps pour s’occuper de soi et de son couple. Pour éviter les interrogations de son partenaire, mieux vaut faire part de ses problèmes et de ses craintes afin de dissiper tous les malentendus. À n’importe quel âge, la communication est toujours la clef d’une belle sexualité.

Aussi, que ce soit chez la femme ou chez l’homme, les longs préliminaires deviennent de plus en plus importants à la cinquantaine. Ils permettent de faire monter l’excitation plus facilement, d’éviter la sécheresse vaginale et d’avoir des érections plus vigoureuses. Dans tous les cas, au moindre problème, il est fortement recommandé d’en parler avec son médecin car il existe des solutions naturelles mais aussi des traitements médicamenteux qui peuvent contribuer à une vie sexuelle de qualité.

Mettre à profit son expérience
Le tableau, finalement, est loin d’être aussi noir qu’il n’y paraît, car la maturité est aussi synonyme d’expérience. À 50 ans, si l’on peut toujours expérimenter, on connaît aussi ses désirs, son corps, ses zones érogènes et ce qui nous fait vibrer. Il est donc plus facile d’accéder au plaisir et l’on craint moins de faire partager ses envies à son partenaire.

Le sexe, bon pour la mémoire
Faire l’amour, c’est bon pour le moral, mais aussi pour le cerveau ! En effet, selon une étude britannique, avoir une sexualité épanouie après 50 ans, c’est-à-dire au moins une relation sexuelle par semaine, permet d’améliorer les fonctions cérébrales et notamment la mémoire.