(Re)belles – édito n°8

Edith08-Couv

Statistiquement, nous (femmes quadra) sommes à la mi-temps de notre vie, sauf qu’ on ne sait pas exactement où l’on se situe sur l’échelle du temps. Et surtout combien de belles années il nous reste vraiment à savourer. Peut-être trente, si l’on prend le chemin de la pétillante Monique !
Il faut vivre comme si l’on n’avait plus de temps à perdre, il faut savoir choisir son registre pour être (re)belle. Les plus rebelles d’entre nous, ce sont évidemment celles qui se sont mariées (trop ?) jeunes, qui se sont consacrées aux enfants et ont tout donné à leur cher et tendre, tout en travaillant.
Elles ont cumulé les fonctions : tendre épouse, mère modèle, aimable belle-fille, pro au bureau… Fidèles aux postes et courageuses !
Mais voilà qu’elles viennent de décréter d’assumer d’autres choix, les leurs ! Elles ont décidé de reprendre en main leur quotidien, même si certains messieurs déstabilisés se demandent bien quelle mouche les a piquées ? Il paraît que ça s’appelle la crise de la quarantaine ! Eh bien, oui, ça arrive même aux femmes…
Article 1 : Je ne serai plus une super woman, concept has been des années fric : il faut prendre du temps, s’attarder sur les bonnes choses.
Article 2 : Je veux savourer ma vie comme je l’entends : j’assume ou pas mes pattes d’oie, mais j’assume mon choix !
Article 3 : J’ai décidé de passer du temps avec les gens qui me font rire, avec lesquels je peux partager : des livres, de la musique, des tapas et du bon vin. Finis les dîners en ville à sourire sous la contrainte à Madame machin truc de la tour d’en face, parce qu’il faut entretenir de bonnes relations avec son important mari. Fini de rire aux mauvaises blagues du copain crétin toujours célibataire, parce qu’il a eu peur d’avoir des enfants qui lui ressemblent !
Article 4 : Je revendique le Mademoiselle à l’écrit comme à l’oral, conjugué à tous les temps. S’il vous plaît, continuez à nous appeler Mademoiselle si vous voulez nous faire plaisir… Passé un certain âge, c’est très agréable et c’est d’ailleurs dit avec beaucoup de connivence. Merci donc au monsieur de la barrière (à côté du parking de la Charpenterie) du Festival de Loire, pour ses « bonjour Mademoiselle ». Y a des jours comme ça où l’on se sent (re)belle !