Regarder Orléans autrement

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Adam, Audrey, Élise, Emmanuel, Julie, Kimberly, Lisa, Nadia, MaËlle, Maxime, Marion, Pierrick, Solenna ; tous élèves, en terminalE arts appliqués au Lycée Charles PÉguy, nous racontent LEURS parcours dans les rues d’Orléans durant une après-midi, à la façon des situationnistes, mouvement des années 60 qui consiste à se perdre dans la ville et À réaliser un reportage photo, pour découvrir Orléans autrement. Marie-Zélie Cupillard

Changer son regard sur sa ville, c’est aussi changer d’itinéraire. C’est ce sur quoi se sont appuyés les lycéens de la section STD2A, qui ont participé à cette demi-journée d’errance volontaire et photographique, en septembre dernier dans les rues d’Orléans. Lisa, 18 ans, nous en dit plus sur la terminale STD2A (sciences technologiques du design et des arts appliqués) : « Notre section n’a rien à voir avec l’art plastique au collège ! Nous étudions le design au sens large, aussi bien à travers la mode, l’architecture, l’histoire de l’art, le graphisme que les arts visuels. » Chacun avait un protocole différent pour déterminer son itinérance dans la ville : le groupe de Marion, Élise et Julie devait toujours marcher à l’ombre, alors qu’à chaque intersection de rue, Apolline, Kimberly et Pierrick, devaient toujours tourner à droite, ou encore Adam et Maëlle devaient suivre la direction que lui indiquait le crayon qu’il avait lancé. Kimberly nous précise la démarche imposée pour l’aspect photographique. « Nous devions prendre en photo des objets réels mais de façon abstraite en nous inspirant du courant photographique russe des années 20 appelé Nouvelle Vision. »

Faire des gros plans, jouer avec les ombres, chercher des éléments devant lesquels on passe sans s’arrêter, c’est ce qui a nourri le travail photographique des élèves.

Changer son regard

Parmi les lycéens, certains d’entre eux sont orléanais et pensaient bien connaître leur ville, d’autres considéraient Orléans avec peu d’intérêt, voire comme une ville monotone. Marion a changé d’avis quand elle a découvert les murs de street art des anciennes vinaigreries. Adam a apprécié le cloître Saint-Pierre Empont dont il ignorait jusqu’alors l’existence. « Depuis cette expérience, j’ai pris l’habitude de regarder la ville, de faire plus attention à notre environnement et à notre rôle à jouer, comme cette rue qui est charmante mais jonchée de déchets de fast-food. Le fait de se perdre permet aussi d’accéder à des lieux plus calmes et de faire des rencontres improbables », confient Pierrick et Emmanuel. Enfin Kimberly dit avoir adoré cette découverte : « Je suis orléanaise, j’ai redécouvert ma ville en la regardant autrement et en découvrant des détails architecturaux que je ne prenais pas le temps de regarder. »

Merci à Madame Pierre, professeur au lycée Charles Péguy, qui a permis cette belle rencontre entre ses élèves et Orléans.

Le fait de se perdre permet […] de faire des rencontres improbables.

1. Maxime.
2 Adam.
3. Jade.
4. Willy.
5. Élise.
6. Margaux.
7. Eliott.
8. Julie.
9. Coralie.
10. Élise.
11. Apolline.