Régimes faites dans le sur-mesure !

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Comme chaque année, nous n’allons pas y couper : les dossiers spécial Minceur vont inonder les kiosques à journaux, prônant des régimes de toutes sortes. Pourtant, peu de chances d’obtenir le ventre plat tant attendu si le régime n’est pas adapté à notre organisme ! 

Le Dr Dominique Bourgouin, directrice médicale et scientifique du groupe Fontalvie, revient sur les idées reçues qui envahissent les magazines et nous donne quelques bases de l’alimentation santé…

Un régime adapté à mon mode de vie 

Les régimes que l’on voit fleurir chaque année dans les magazines féminins n’ont qu’un seul objectif : obtenir le plus rapidement possible avant la plage et le maillot, une perte de poids aussi substantielle que possible. Il n’est donc pas étonnant d’assister aux échecs qu’ils génèrent avec leur cortège de déceptions et de reprises de poids. Restrictifs pour la plupart, tous ces programmes minceur ont souvent pour seule consigne de diminuer, souvent sans aucun discernement, les corps gras et les sucres.

Or chacun d’entre nous est un être unique, au carrefour de ses gènes, de son mode de vie et des rencontres infectieuses qui ont émaillé son histoire.

Sans compter la composition de notre microbiote (ce que l’on appelait il n’y a pas si longtemps encore « la flore intestinale »). Cet organe à part entière, constitué au sein de notre intestin de bactéries qui vivent en symbiose avec leur hôte, décide pour nous, entre autres, de nos choix alimentaires. Tout dysfonctionnement de ce système va être susceptible d’entraîner une diminution de la sensation de satiété, un stockage des graisses avec inflammation du tissu adipeux et des modifications du métabolisme énergétique qui vont venir impacter le contrôle du poids.

C’est pourquoi ce « prêt-à-porter » de la prise en charge pondérale qui repose essentiellement sur la réduction calorique ne peut pas donner de résultat satisfaisant à long terme !

Surpoids et obésité : des maux très personnels

Le surpoids, l’obésité sont des problématiques sur lesquelles il faut faire un travail de fond au long cours, sur la base d’évaluations spécialisées qui explorent le terrain de l’individu. Ce bilan débouche sur une prise en charge individualisée, qui concerne autant le côté quantitatif et qualitatif de la nutrition que les troubles du comportement alimentaire. Les messages de prévention « manger moins sucré », « manger moins gras » induisent le public en erreur car ils sont trop simplistes. Il ne s’agit pas de manger moins gras, mais de manger « mieux gras ».

Nous ne sommes pas tous égaux devant la nature : en fonction du génome et du mode de vie (actif, sédentaire, stressé, zen…), deux personnes qui mangent la même chose n’auront pas le même bilan nutritionnel et ne recevront pas les mêmes préconisations pour que leur alimentation soit un facteur de santé et de contrôle du poids.

Cette approche globale, « sur-mesure », est la seule à pouvoir donner des résultats satisfaisants sur le long terme, encore faut-il savoir la mettre en place au long cours et pas seulement quelques mois avant la plage…