Rencontres chinoises : Ping, témoin de l’ouverture chinoise

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Par coquetterie, Ping ne donnera pas son âge, cette dynamique retraitée parfaitement bilingue, accompagne le groupe d’Orléanais, pour valoriser chacun des sites au programme du séjour.
marie-zélie cupillard

Avant d’être guide et interprète, Ping a d’abord travaillé au nord est de la Chine pour un institut de recherche, de complexes chimiques. Son mari travaillait dans la gestion de l’environnement, et son fils de trente-cinq ans est informaticien à Shanghai, où il vit avec sa femme et leur fille. Cette jeune retraitée, la retraite est à 55 ans pour les femmes et 60 ans pour les hommes (sauf pour les ouvriers qui arrêtent dès 50 ans), a fait son premier voyage en France en 1991 : « J’ai eu la chance de participer à l’ouverture de la Chine dans les années 90. Je découvrais la France comme un pays d’histoire très développé : la Défense, le Louvre, Notre Dame, à cette époque la Chine était encore en arrière ».

Quand Ping compare avec sa génération à celle de ses parents et grands-parents, elle considère que la fondation de la Chine nouvelle en 1949 est un tournant : « mon père a appris à lire et écrire mais pas ma tante ! Avant 1949, les femmes n’avaient pas de statut social. En 2018, les femmes sont libres. On peut faire des études et accéder aux mêmes métiers. » Il y a quatre ans, la politique de natalité en Chine s’est assouplie, un deuxième enfant est autorisé « mais ce sont les jeunes qui ne le veulent pas toujours ! » souligne Ping d’un large sourire.