Les petites 
madeleines de Sophie Beguin-Billecocq

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Si quand elle était petite, Sophie rêvait d’être bibliothécaire, pour ne plus quitter les livres qu’elle aimait tant, très vite c’est la vie d’artiste qu’elle a choisie. Rencontre avec celle qui raconte des histoires.

L’atelier de Sophie ressemble au grenier de nos grands-parents, d’anciens patrons de couturières s’entassent au milieu de vieux magazines, on aperçoit des illustrés de Quick et Fluke, Bécassine ou Tintin, des rouleaux de papier peint aux motifs de notre enfance. Dessins, découpages, collages, jeux de mots, Sophie puisse son inspiration dans les histoires qu’elle se raconte, mais aussi dans les revues qu’elle récupère : « je trouve les typographies très parlantes, plus folles qu’aujourd’hui et je m’amuse avec des phrases et des mots désuets. » Elle dit se faire des films qu’elle fait vivre sur ses toiles, à travers l’histoire et les petites histoires des gens ; « d’une époque à une autre les drames sont les mêmes, seule la place de la femme a changé dans notre société ». Nostalgie de l’innocence perdue, poésie, souvenirs, envie de retenir le temps qui passe et patine nos vies…
Ce sont les petits secrets de l’artiste, qui émaillent son travail en filigrane. Une peinture ludique et récréative, taillée dans l’émotion procurée par les mots, ciselée dans les coupures de magazines datés d’une autre époque, celle de son enfance. Comment trouve t-on son style ? « Il n’est pas figé, il y a une évolution qui se fait naturellement, longtemps mes personnages étaient statiques, je commence à les faire bouger ».

Jeux et connivence

Dès sa première expo, Sophie Beguin-Billecocq a eu la chance de trouver son public. Grâce à ce pont qu’elle fait entre les générations, la sienne et celle de nos grands-parents, l’artiste se veut inter générationnelle : parler aux jeunes femmes d’aujourd’hui et à leurs mères. Elle use de petites « madeleines » qui font appel à nos émotions les plus profondes, des clins d’oeils qui nous rassurent et nous amusent à la fois. Une véritable connivence se fait entre les toiles de l’artiste et son public. Aujourd’hui Sophie fait partie des artistes orléanaises qui vivent de leur passion :« je n’ai de compte à rendre qu’à moi-même, ce n’est pas facile pour autant, il faut  gérer la partie commerciale et administrative qui sont indispensables. ». Elle avait la volonté de faire ce qu’elle aimait en toute indépendance. C’est chose faite !

INFOS pratiques
Exposition du 8 au 30 octobre
à la Galerie Le Garage
9 rue de Bourgogne

Sur rendez-vous du lundi au vendredi
06 08 78 34 02
Samedi et dimanche de 15H à 19H