Sophie la modiste au camélia

L1

Lycéenne désabusée en seconde, elle se révèle en BEP pro. Ce qui pouvait semblait être un échec est devenue une révélation ! Sophie Lecomte nous livre un beau témoignage qui casse les clichés.
Marie-Zélie Cupillard

Son parcours

En classe de 3e tout bascule pour Sophie Lecomte : ses parents divorcent, elle passe d’un collège privé à un lycée public, la lycéenne ne s’épanouit pas en seconde générale. On la réoriente et on lui demande de choisir un BEP. « Orientée en BEP je me sentais nulle ! Aujourd’hui j’ai un diplôme des métiers d’art qui est équivalent à un BTS. »

Après deux jours de formation en hôtellerie, voie qui ne lui correspondait pas, elle rencontre une conseillère d’orientation qui lui suggère un autre BEP. « J’ai rejoint le lycée Saint-Paul en Bep métiers de la mode. Je me suis sentie à ma place et j’ai poursuivi mes études à Paris par une formation couture spécialisée dans les métiers du spectacle (habilleuse, costumière) et une année de design textile. » Sophie travaille d’abord pour des théâtres et des cabarets parisiens. Après deux ans d’expérience, la jeune femme aspire à plus de création. Elle décide alors de reprendre le chemin de l’apprentissage, ce qui lui permet d’être rémunérée. Elle fait un stage chez la modiste Véronik Ernest à Blois : « J’adorais les chapeaux depuis petite ». Puis elle rejoint la chambre syndicale de la couture parisienne en CAP mode et chapellerie. Sophie ne s’arrête pas en si bon chemin « J’ai enchaîné avec un contrat de professionnalisation de fleuriste en fleurs artificielles à la Maison Lemarié, qui fait partie du groupe Chanel depuis 1996. » Grâce à cette expérience Sophie travaille régulièrement pour la maison Chanel pour laquelle elle réalise des camélias. En attendant de se développer et de passer en société, la jeune modiste a adopté un statut d’auto-entrepreneuse.

Si c’était à refaire ?

À 33 ans, je suis autonome, je vis de mon activité en créant des chapeaux, des fleurs et des accesssoires pour différentes maisons de couture parisiennes ainsi que pour les particuliers. Je me réveille chaque matin avec l’envie de me mettre au travail et cela m’a permis de prendre confiance en moi. Mon métier et mon statut de free-lance me permettent de me sentir indépendante
même si je suis toujours exigeante avec moi-même et mon travail. Je ne changerais de vie pour rien au monde !

Son déclic

C’est l’envie de revenir à Orléans avec mon compagnon qui m’a décidée à me mettre à mon compte car ici il n’y avait pas vraiment de possibilité pour trouver du travail dans mon domaine d’activité.

Ses aides

Elle a bénéficié d’un local avec la Mairie, rue de Bourgogne, et a reçu une subvention de 1 000  avec l’organisme BGE.

Ses contraintes

Il faut savoir s’organiser et gérer la partie administrative. Ce qui est difficile pour moi est sans doute le fait de trouver le temps de tout faire et ne pas négliger le côté communication qui est très important aujourd’hui. J’ai également du mal à séparer la vie professionnelle et la vie personnelle. Les deux sont toujours mêlées car mon métier est une passion.

Ses dates :

2001 : BEP métiers de la mode au lycée St Paul à Orléans

2014 : Création de sa structure à Orléans

Septembre 2016 : Installation dans son atelier-boutique, 267, rue de Bourgogne à Orléans.