Syndrome TPMG – Edito N°6

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edito-edith-magazine-6Habituellement, on emploie ces initiales pour parler des égoïstes, et vous en connaissez certainement… Cherchez bien, on a toutes une TPMG dans son entourage, celles qui vous sollicitent beaucoup et qui, dès que vous avez un petit service à leur demander, vous répondent toujours que « ça tombe mal, pas de chance »…

Je vous invite à faire vôtres ces initiales. Oui, je n’ai mis que les initiales, car ce n’est pas très chic à écrire, c’est bien meilleur à vivre… Cela devient indispensable pour beaucoup d’entre nous qui n’avons pas levé le pied. Entre les enfants, la maison, le chat, le chien, les poissons rouges, le bureau, les bonnes copines, la belle-mère qui s’est invitée à dîner dix fois en six mois (oui, j’ai compté), ça fait beaucoup ! Et Marcel qui veut toujours la chemise qui n’est pas repassée pour aller avec le seul costume qu’on n’est pas allé chercher au pressing ! Lui qui a toujours mal quelque part et qui attend qu’on le materne…

Eh bien, avec tout ça, on avait l’impression d’être fin janvier mais non, on est en juin ! Il faut déjà (enfin) préparer les serviettes de plage, les maillots, les chaussures de rando, vérifier les vélos, et prévoir les valises qui tiendront dans le coffre. Quand est-ce que vous avez pris une heure pour vous ?

Réfléchissez bien… Non, je ne parle pas de votre dernier rendez-vous chez le coiffeur ou chez l’esthéticienne ; je parle d’une heure bien à vous sans impératif ni obligation. Une heure à rêvasser, une heure à flâner, sans contrainte, une heure à se faire masser, une heure en terrasse. Vous n’y pensez pas : vous avez oublié de penser à vous. Alors, il est grand temps de passer en mode TPMG (« tout pour ma gueule »). Répétez-le en articulant bien, et oubliez Marcel, les enfants, la belle-mère, le boulot, les contraintes ménagères… Vivez pour vous ! N’ayez pas de scrupules, ils survivront ! En plus ils prendront conscience de votre rôle, celui que vous remplissez si bien, sans rien dire, à tel point que tout paraît normal et que vous n’avez jamais un merci, même après les 7 machines de linge hebdomadaires ! Prenez du temps pour vous, rien que pour vous. Apprenez à oublier ce que vous deviez faire, et laissez-vous aller.

C’est l’été, il était temps !