Than, mon filleul du bout du monde

© MZ Moser © MZ Moser

Marie-Frédérique Pellerin revient d’un voyage au Vietnam où elle a rencontré Than, un petit garçon de 9 ans qu’elle parraine depuis un peu plus d’un an par le biais de l’association Vision du Monde. Elle nous raconte cette expérience ô combien enrichissante.

 

Comment avez-vous décidé de parrainer un enfant au Vietnam ?

C’est un peu par hasard. Chez le médecin, je suis tombée sur une brochure de l’association. Travaillant au Studium (NDLR : agence privée de recherche internationale et d’accueil de chercheurs étrangers et de haut niveau), je suis plutôt ouverte sur l’international. L’Asie est un beau continent, mais je ne connaissais pas le Vietnam plus que ça. Ça m’a poussée à concrétiser cette démarche.

 

Comment se déroule un parrainage ?

Une fois le contact pris avec l’association, on peut définir des critères de préférence pour les enfants : fille ou garçon, tranche d’âge… On reçoit ensuite une fiche présentant son filleul. Pour éviter les éventuelles dérives, on n’a pas de contact direct avec les enfants. Ils ont une famille, le but n’est aucunement l’adoption. On peut néanmoins échanger avec eux, leur envoyer des petits cadeaux et des lettres qui sont traduites, tout comme leurs réponses. On verse 25 euros par mois à l’association, mais cet argent ne va pas directement aux familles. L’association finance des programmes de développement dont l’objectif est d’accompagner les communautés sur le long terme au niveau de la santé, de la nutrition, de l’hygiène et de l’éducation. Tous les trimestres, l’ONG fête les anniversaires de tous les enfants de la communauté, parrainés ou non. Ils reçoivent un petit cadeau en lien avec le programme : un livre, un savon et une serviette…
L’argent envoyé bénéficie à toute la communauté.

 

Vous êtes allée à la rencontre de votre filleul. Comment cela s’est-il passé ?

Effectivement, l’association a organisé un voyage avec une agence pour découvrir le Vietnam. Nous avons d’abord été reçus à Hanoï, au bureau local de l’association où son travail et le programme local nous ont été présentés. Il y a beaucoup de projets : des clubs de lecture, des ateliers culinaires pour les mamans, des formations à l’agriculture bio, à la réalisation de compost… Le programme va durer 15 ans durant lesquels les gens de la communauté sont formés. Ensuite, c’est à eux de continuer à appliquer ce qu’ils ont appris. Nous nous sommes ensuite rendus dans la province du Van Chan, au nord-est du Vietnam. Nous avons été accueillis comme des chefs d’état ! C’était très émouvant. Nous avons passé une journée avec les enfants, visité leur école, découvert les dispositifs. On a vraiment le sentiment de faire bouger les choses dans le bon sens. Quand chacun donne un petit peu, cela crée de belles choses.

 

Qu’est-ce que ce voyage vous a apporté ?

J’ai déjà découvert un pays étonnant. Au-delà de ça, ce voyage m’a permis de relativiser par rapport à ma vie en France. J’ai pris conscience de nos vides. Au Vietnam, les gens sont très respectueux des personnes âgées et de la communauté, ici, on est très individualiste… Là-bas, nous avons dîné et dansé autour d’un grand feu de camp, c’était simple et cela suffisait.

 

Quelques infos sur Vision du monde :

• 60 ans d’expérience • 10 pays (Bangladesh, Myanmar, Mongolie, Arménie, Liban, Sénégal, Mali, Ethiopie, Bolivie, Vietnam) et 14 programmes financés par les parrains français  • www.visiondumonde.fr