Un chez-soi, comme tout le monde

Sabine-Guillien-EDITH

Imaginez une maison équipée avec le top de la domotique où les personnes atteintes de handicap mental séjourneraient en quasi-autonomie. Un projet en dur mais aussi un doux rêve, celui du « vivre ensemble ». Et pourquoi pas ? sébastien drouet

En 2013, Sabine Guillien créait à Orléans l’association T’libre MAX*. Son fils Maxence, en situation de handicap mental, avait alors 12 ans. « Je me suis dit : là ok, nous, parents, sommes là, mais demain ? Que deviennent ces personnes quand on n’est plus là ? » Dès le départ, un objectif fut clairement défini : construire une maison entièrement équipée pour que les handicapés soient chez eux quand ils n’ont plus de famille pour s’en occuper. Idéalement, cette communauté associative comprendrait un jardin et une serre (assurant une autonomie alimentaire et le contact avec la nature, dans un esprit de durabilité et de respect de l’environnement), une cuisine (restauration participative), une salle/un terrain de sport, une salle d’éveil artistique, le tout dans une totale sécurité grâce aux équipements modernes qui facilitent la vie quotidienne. Un endroit situé en centre-ville pour permettre l’accès aux services et aux loisirs. « Il existe des lieux, mais isolés, loin des villes. Il manque l’inclusion », regrette Sabine.

Voisins en soutien

Justement : après avoir envisagé la présence, dans la maison, d’éducateurs, elle souhaiterait aujourd’hui plutôt celle de voisins, voisines, quels qu’ils soient, retraités, étudiants, actifs, pour qu’il y ait toujours quelqu’un avec les résidents, pour partager les repas, aider aux tâches quotidiennes. Beaucoup de choses se font dans l’intergénérationnel, pourquoi pas élargir le principe aux personnes en situation de handicap ?

C’est toute la réflexion menée par Sabine et son association, qui se multiplient sur tous les terrains pour rencontrer des partenaires éventuels et des élus, parler du handicap, organiser des événements afin de récolter des fonds – car il en faudra beaucoup. Pour échanger aussi, recueillir des idées, avancer étape par étape. « Nous avons confiance, ça se fera un jour », promet Sabine, qui nous invite à rejoindre T’libre MAX (cotisation annuelle : 20  seulement), pour aider ne serait-ce que le temps d’une action précise. Elle appelle aux dons, aussi. Chacune, chacun, peut apporter sa pierre à ce bel édifice…

* Hommage à Max, un ami décédé peu après la création de l’association.

T’libre Max, 22 quai du Châtelet,
45000 Orléans – 06 78 00 92 93  contact@tlibremax.fr
Sur Facebook : @tlibremax