Une Parisienne 
tombée dans la Cosmetic Valley

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Agnès Ducrocq est une pure Parisienne. Elle vient de s’installer à Ormes, elle nous raconte pourquoi.

Agnès a toujours vécu à Paris, hormis une parenthèse de quatre ans à Lille, le temps de poursuivre ses études d’ingénieur chimiste. Elle n’a connu que le rythme parisien : « Les bouchons, le stress du matin au soir, mais à Paris tout est possible : on peut décider de manger coréen à 23 h 30 ! » Après une carrière dans la fibre optique chez Alcatel, Agnès a décidé de changer de cap. « Ma fille avait un an et j’étais en voyage d’affaires à Tokyo, j’ai eu un déclic, je ne voulais pas vivre sans voir mes enfants grandir. » À plus de trente ans, la jeune femme va retrouver les bancs de l’école, pour suivre une formation de marketing en cosmétiques. Agnès repart à zéro et devient chef de produit junior chez Revlon, avant de rejoindre une petite structure et d’y créer un nouveau parfum.
En avril 2009, elle veut lancer sa propre gamme* de produits cosmétiques bio destinée aux femmes enceintes. Alors elle se tourne vers l’agence pour l’innovation de la Région Centre : « Les délais y sont beaucoup plus rapides qu’en Île-de-France. De plus la Cosmetic Valley est un atout : je cherchais des compétences dans ce domaine. »

De l’air, du vert…

Quand vient l’heure d’installer le siège de sa société en région Centre, l’entrepreneuse part donc à la découverte des lieux afin de choisir sa nouvelle résidence. Elle débarque à Orléans sous un beau soleil de mai, mais voilà, elle est étonnée de ne pas découvrir des terrasses de café bondées, elle se rend vite compte qu’elle parle trop fort sur son mobile, les passants la regardent de travers, bref ici le rythme n’est pas le même. Elle découvre la rue Royale qui lui rappelle la rue de Rivoli avec ses arcades, sauf que les boutiques sont fermées entre midi et deux ! « J’ai beaucoup hésité entre Orléans et Tours. On avait plus accroché sur Tours : les étudiants dans la ville, les bords de Loire mieux aménagés, mais Orléans a l’avantage d’être la grande banlieue de Paris. » Aujourd’hui, Agnès a pu choisir une maison à Ormes, avec assez de chambres pour recevoir ses amis et sa famille, et un jardin, « ce qui est impossible à Paris ». « Je respire, je découvre le luxe d’avoir de l’espace, de l’air. Finalement j’étais oppressée dans notre petit appartement, j’ai juste peur de manquer de possibilités et de stress, ce qui est aussi un moteur pour avancer. »
Agnès apprécie un nouveau rythme et reprend possession de son temps : « Je suis plus disponible, alors fini les “dépêche-toi !”,  la litanie de la journée assenée aux enfants. »
* www.teane.com