Ximena, Equatorienne à Orléans

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Quadra souriante, Ximena est amoureuse de la France depuis toujours. Elle a adopté la cité johannique il y a 4 ans.

 

QU’EST-CE QUI VOUS A AMENÉE À ORLÉANS ?

Cela fait 14 ans que je suis en France : mon mari, qui est professeur à l’Université, a été muté ici. Avant, nous habitions Paris. J’ai toujours aimé la France, mon père, qui est chauffeur offi ciel à l’ambassade de France à Quito, avait rencontré François Mitterrand. Grâce à mon père, j’ai découvert le fromage français, quand il réussissait à en avoir. À travers lui et les histoires qu’il me racontait, je suis tombée amoureuse de la France. J’ai quitté mon pays pour devenir jeune fi lle au pair à Paris, avant de rentrer à la Sorbonne pour faire un LEA en espagnol et civilisation hispanique. La France est le pays de l’opportunité. L’avantage de vivre à Orléans, c’est une qualité de vie conjuguée à la proximité de Paris, une ville à laquelle je suis très attachée. J’y ai rencontré mon mari. Une fois par mois, nous nous accordons une escapade parisienne.

COMMENT VOUS ÊTES-VOUS INTÉGRÉE À LA VILLE ?

Grâce au groupe de dessin de l’AVF, j’ai pu développer mon talent et ma sensibilité. Je peins surtout des paysages réalistes, environ une toile par semaine. J’aimerais beaucoup les exposer ici. Je suis aussi intervenante pédagogique en espagnol, pour un organisme qui propose des cours de soutien scolaire. De plus, je dispense des cours de langue, de culture et de civilisation hispanique à domicile. Je marche une fois par semaine, le long de la Loire, pendant une heure, avec un petit groupe d’amies. Je fais également partie de la chorale de la paroisse Sainte-Paterne qui anime la messe le week-end. Je partage mes traditions, mes coutumes, les saveurs, les couleurs… J’aimerais vraiment devenir ambassadrice de mon pays à Orléans.

COMMENT AVEZ-VOUS ADAPTÉ VOTRE QUOTIDIEN ?

Le plus compliqué, c’était de retrouver des produits pour cuisiner. Mais je me suis adaptée. La quiche Lorraine, c’est la première recette française que j’ai réussi à maitriser. Je cuisine de la soupe de légumes, beaucoup de riz équatorien, gros et long. La cuisine équatorienne est naturelle, avec des ajouts d’ail, d’échalote, de persil. En hiver, je manque de fruits, de mangues bien mûres. Mais j’ai trouvé des petits producteurs locaux qui vendent de très bons produits frais. Et je ne devrais pas le dire, mais je raffole des pâtisseries, surtout de pains au chocolat et d’éclairs.

ELLE AIME

J’ai été conquise par l’histoire de la ville et plus particulièrement par Jeanne d’Arc. Elle m’inspire énormément au quotidien. Elle me donne le courage d’avancer. Le site historique de la maison de Jeanne d’Arc est le premier que j’ai visité en arrivant ici. Et quand je passe Place du Martroi, je ne peux m’empêcher de la regarder, de l’admirer.

ELLE N’AIME PAS

Je trouve parfois l’ambiance trop sobre ici. La ville manque de pétillant. On ne peut pas mettre la musique trop forte, ni trop longtemps. En Equateur, on fait toujours la fête. Il y a beaucoup de danseurs de salsa. Nous avons le rythme dans le sang. Il n’y a pas beaucoup de lieux

La nostalgie de l’Equateur …

C’est un tout petit pays mais très varié. Il y a quatre régions à découvrir. C’est un territoire très accueillant et riche dont les spécificités me manquent, comme les roses par exemple. Peu le savent, mais nous sommes de grands producteurs de roses. On en cultive au bord de la montagne, et elles ont la particularité d’être très résistantes. Je n’en ai trouvé nulle part ici. Aucun fl euriste n’en importe. Le bon café me manque aussi énormément. Quand mes parents viennent nous voir à Orléans, il me ramène toujours du 100 % moka, un café doux et fruité.

Ses adresses

Les rayons « Commerce équitable » des hypermarchés
La Chocolaterie Royale
Restaurant La Parenthèse
Le FRAC
Le Musée des Beaux Arts