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Benoit Lonceint toujours plus haut

Connu et reconnu comme homme d’affaires, Benoit Lonceint est toujours en mouvement : quand un projet fonctionne, il lui en faut un nouveau. Rencontre avec l’homme que rien n’arrête.

 Vouloir écrire sa biographie en quelques lignes serait illusoire. Benoit Lonceint aime mener plusieurs vies de front. Il surfe d’un monde à l’autre, de l’entreprise à la politique, qu’il a fini par abandonner. « Je suis un entrepreneur, j’ai attrapé le virus à 18 ans, je porte mes projets avec passion. Je vais au bout de mes rêves, je me donne les moyens : être pionnier, c’est désobéir ! », confesse-t-il avec un sourire en coin. L’entrepreneur voit la réussite professionnelle comme une dynamique nourrie à l’enthousiasme : « Ceux qui réussissent ne sont pas extraordinaires, ils ont un enthousiasme extraordinaire. »

« Je ne fonctionne pas en solitaire, je m’entoure d’équipes. Je fédère des compétences, des savoir-faire et des talents. Je fais confiance et je délègue. »

De Burger King à la Gabare, l’homme est assez souple pour faire le grand écart, de la restauration rapide au supermarché coopératif. Cette surface alimentaire coopérative, créée en septembre 2019, compte aujourd’hui quatre salariés, 1 500 sociétaires actifs et 7 000 références en rayons. Son principe pour faire aboutir ses idées ? « Je ne fonctionne pas en solitaire, je m’entoure d’équipes. Je fédère des compétences, des savoir-faire et des talents. Je fais confiance et je délègue. » Ce modèle coopératif, Benoit Lonceint fait le pari fou de le transposer dans le domaine de l’aviation civile, en donnant vie à un aéroport européen en région Centre Val de Loire, avec quinze destinations, en lieu et place de la base militaire de Châteaudun. 450 hectares qu’il voit comme une pépite sur un territoire sinistré. L’ampleur du projet est à la hauteur de ses ambitions : « Le projet consiste aussi à préserver l’activité aéronautique et à réhabiliter l’existant. Implanter des entreprises dans une zone franche, développer une ferme photovoltaïque, une centrale à hydrogène, mettre en place une économie circulaire et même un musée consacré aux avions de chasse. Avec comme objectif la création d’environ 5 000 emplois directs et indirects. C’est une opportunité de croissance et d’emplois », insiste Benoit Lonceint.

Cela va-t-il demander du temps, beaucoup de temps ? « Je suis sur une stratégie d’éclosion lente. Objectif 2026 », explique l’entrepreneur. D’ici là, il faudra convaincre les partenaires financiers et les acteurs des collectivités locales afin de relier l’aéroport de Châteaudun à la gare d’Austerlitz. « La liaison ferroviaire, c’est ce qui donnera tout son sens au projet, afin de permettre aux Parisiens d’accéder à un des vols internationaux en une heure en TER et sans arrêt. Ce qui permettra de désenclaver le nord de la région », souligne Benoit Lonceint.

À 61 ans, le multi-entrepreneur insatiable porte encore beau. Et quand on évoque l’heure de la retraite, la réponse fuse : « Je n’y pense même pas ! »

Marie-Zélie Cupillard
Crédit photo : Didier Deporter

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