Le magazine féminin des Orléanaises (depuis 2010)

Besoin de rien pour retrouver l’essentiel Cap dans le désert marocain

Qui n’a jamais rêvé de déserter un temps son quotidien pour échapper au trop plein ? Aujourd’hui quelques offres de voyages zen proposent de passer à la réalité du lâcher-prise. Marie-Zélie Cupillard

L’inutilité du trop, qui remplit nos vies : le bruit des bavardages, le bruit de la ville, le trop plein de choses à faire, l’étourdissement matériel et social, les frustrations liées au toujours plus auquel on n’accède pas forcément… sont autant de déclics pour faire une pause et prendre du recul et tenter un véritable voyage intérieur au milieu du Sahara marocain. J’ai testé un voyage intérieur accompagnée d’un coach mindfulness (de pleine conscience) et d’un logisticien rompu aux déserts depuis plus de 20 ans. Cerise sur le silence la voix de Diane Monceau, une chanteuse lyrique et musicologue était du voyage.

Au programme

Après une première nuit dans un hôtel situé à côté de Ouarzazate, c’est au petit matin que nous prenons la route pour rejoindre le plein désert. Il nous faudra plus de 4 heures, dans les lacets montagneux. Puis un second trajet en 4X4 avant une première marche de deux heures pour rejoindre le premier campement et de s’immerger dans les profondeurs du silence. C’est parti pour quatre jours dans un confort minimaliste, les nuits se font à la belle étoile ou sous une tente, avec un petit matelas et un duvet adapté aux nuits froides -5 ° en hiver. Le réveil quotidien est matinal avec une méditation avant le petit déjeuner, une marche et plusieurs exercices (individuels et en groupe) guidés par le coach mindfulness. De nombreuses expériences sensorielles inattendues parmi lesquelles 24 h de silence qui permettent une introspection intérieure totale. Mais comme le disait si justement Moustafa, l’un de nos accompagnateurs, le désert ça ne se raconte pas.

Le groupe

Une expédition à 24, trois couples et surtout des aventurières, à la recherche d’une expérience intérieure. Chacun et chacune avec ses émotions son histoire, son intimité. Peu importe le statut social, le job, le pouvoir, tous ces apparats tombent naturellement. Nous ne sommes qu’un prénom, un âge, une ville et l’on peut ou pas apporter un éclairage à notre intention. L’osmose se fait très vite les échanges sont bienveillants, il n’y a rien à gagner ou à perdre, c’est une liberté sociale complète.

Une expérience unique

Damien y a découvert sa voie, il devrait s’inscrire dans une chorale en rentrant, Cécile a aimé le silence qui lui manquait, Michel et Jacqueline ont prolongé leur complicité qui les unit depuis quarante ans, Nathalie a dit au revoir à un être cher, et moi j’y ai laissé les peurs dont j’ignorais l’existence. Ici c’est le désert qui a servi d’écrin à cette expérience méditative, mais cette escapade du lâcher-prise aurait pu se faire entre les murs épais et silencieux d’un couvent en Touraine, dans la forêt ou sur une île lointaine… Finalement peu importe le lieu que vous choisissez. C’est d’abord un état d’esprit dans lequel on est pour se retrouver, décider d’aller à la rencontre de son moi profond jusqu’ici négligé, mis en sourdine pour ne pas empêcher la personne sociale d’avancer, d’avoir et ainsi de se « réaliser ». Ne plus jamais avoir en oubliant d’être, l’objectif est atteint.   

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