Le magazine féminin des Orléanaises (depuis 2010)

Cécilia Ribault l’inclassable

Figure du monde culturel tourangeau, la danseuse, chorégraphe et chanteuse devrait faire parler d’elle cette année, avec la création de sa propre structure. Ce sera, à 38 ans, une étape importante sur un parcours aussi sportif qu’artistique.

 

Comment la présenter ? Danseuse, chorégraphe, chanteuse, elle est tout cela à la fois, Cécilia Ribault, toujours en train de créer, de chercher de nouvelles pistes à explorer. Une artiste plurielle, totale, qui a mis quelques années à trouver sa voie, après une jeunesse passée à Bourges. « Adolescente, je voulais être archéologue, mais finalement, je me suis inscrite en histoire de l’art à Tours, rappelle-t-elle. J’avais le désir de chanter et danser depuis toute petite, mais je n’ai pas suivi cette voie-là. J’ai fait un peu de danse, en loisirs, sans plus. Je pratiquais l’athlétisme surtout. » L’histoire de l’art ne va pas passionner outre mesure l’étudiante plutôt férue d’art contemporain.

C’est alors qu’elle pousse les portes du SUAPS pour suivre des cours de théâtre. Elle arrive trop tard, manque la séance, mais reste à la suivante. C’est un atelier danse théâtre, animé par Véronique Solé. Le mix des deux disciplines séduit Cécilia, qui s’inscrit illico au cours de danse contemporaine et à celui de recherche chorégraphique. «Je voulais pratiquer la danse, le théâtre et le chant, déclare-t-elle. Vers 20 ou 22 ans, je me suis rendu compte que c’était ce que je voulais faire professionnellement. Il y avait peu de débouchés en histoire de l’art. J’ai tout misé là-dessus. »

 

Personnalité à part

Sa soif de connaissance est immense, elle va l’étancher à toutes les sources : Jazz à Tours, pour travailler l’improvisation, le Conservatoire (deux ans de chant lyrique), diverses structures pour l’apprentissage du chant arabo-andalou et celui du chant karnatique d’Inde du Sud, où elle se rend régulièrement pendant sept ans. Son passage dans le monde professionnel s’effectue avec Francis Plisson, quand ce dernier s’installe à Tours et part en quête d’une interprète qui puisse danser et chanter. “Je suis arrivée dans ce métier avec un bagage non conventionnel, poursuit Cécilia. Je me suis beaucoup construite avec le physique, grâce à l’athlétisme et aux arts martiaux, kung-fu, aïkido, kalaripayat – un art martial du sud de l’Inde. Tout cela m’a permis d’acquérir la maîtrise et la conscience du corps, en même temps qu’une relation au sol très différente de la danse classique. J’ai développé une identité propre. » Une spécificité qui lui a permis de multiplier, année après année, les représentations avec diverses compagnies de Tours, mais aussi de Poitiers, de Montpellier…

On l’a vue aussi ailleurs que sur des scènes traditionnelles, sur la place du supermarché du Sanitas par exemple, en 2008.

Cette année, un autre défi se présente à elle : la création de sa propre compagnie. « Je n’ai pas encore le nom, mais je suis en train d’aménager un studio de danse pour mes créations et celles d’amateurs, éventuellement débutants. » En complément, elle prépare un diplôme d’éducatrice somatique, « pour des approches très fines et douces du corps, par le mouvement et le toucher ». Un bagage de plus pour Cécilia, qui en possède déjà toute une collection !

 

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