Le magazine féminin des Orléanaises (depuis 2010)

« Chaque matin, je me dis : je fonce ! »

Une silhouette longiligne en tailleur pantalon, les cheveux tirés, l’oreillette branchée… Christel Ménigon travaille ! Derrière l’hyper-professionnalisme de cette dirigeante d’entreprise se cache un parcours atypique.

 

Agée de 46 ans, Christel a d’abord été visiteuse médicale. Il y a onze ans, elle a repris la société de sécurité et de gardiennage de son mari, décédé à la suite d’une longue maladie, en bénéficiant de l’aide de sa belle-sœur Muriel, qui travaillait déjà dans l’entreprise.

 

Diriger une entreprise, ce n’était pas un choix au départ…

Pas vraiment. Mais de toute façon, je ne pouvais plus reprendre mon ancien métier de visiteuse médicale, j’avais dû gérer trop de médicaments quand je m’étais occupée de mon mari. Alors, quand on est face à un mur, soit on coule, soit on donne un coup de talon et on repart. Mon parcours atypique m’a rendu service. Je me suis fait aider par les plus anciens salariés (NDLR : ils étaient neuf à la reprise de l’entreprise, 17 temps pleins aujourd’hui).

 

Comment cela a-t-il changé votre vie ? 

C’est une belle leçon d’humilité que j’ai reçue, j’ai pris conscience de la valeur des choses. En onze ans d’entreprise, j’ai beaucoup appris sur l’être humain. C’est une aventure d’équipe car on ne fait rien toute seule. Tous les jours, je me dis « attention », je pense à la responsabilité que j’ai dans l’entreprise.

 

Vous êtes dans le secteur de la sécurité. Dans quel domaine intervenez-vous ?

Nous intervenons sur tout ce qui est gardiennage/surveillance de parcs d’activités et incendie/sécurité publique, avec notamment les Halles Châtelet. On est présents 365 jours par an, 7 jours sur 7 et 24 h sur 24. Mon portable est allumé toute la nuit à côté de moi. À cela s’ajoute tout ce qui est événement professionnel ou sportif (l’Open de tennis, la Fédération française de foot…). Nous avons une image de qualité. Discrétion et efficacité, on apprend ça dans le tourisme, ma formation de base. D’ailleurs, je reviens à mes sources avec la création, depuis septembre dernier, d’une autre société d’événementiel, qui propose des prestations d’hôtes et hôtesses d’accueil.

 

Une entreprise dans un univers si masculin, avez-vous hésité ?

Non, je ne pouvais pas. C’était un challenge et c’est devenu un plaisir. Quand je me lève le matin, je me dis « je fonce » ! Et puis, c’est un métier diversifié dans lequel on a bien évidemment besoin des hommes, mais on travaille en complémentarité.

 

À quoi ressemble votre quotidien ?

Il n’y a pas de journée type, c’est ce qui me plaît. Cela demande une adaptabilité permanente, je dois passer du commercial au relationnel, et encore du recrutement à la présentation de notre métier… J’adore !

 

Quelle touche féminine apportez-vous à l’entreprise ?

N’étant pas du métier, je voulais sortir du cliché des « gros bras en bombers ». Ma touche féminine, c’est de vouloir travailler avec un personnel courtois, poli, bien habillé, s’adaptant à ce qui se passe autour de lui, à l’organisateur, aux gens qu’il accueille.

 

Votre métier n’est-il pas trop compliqué à combiner avec votre rôle de mère ?

C’est vrai que je passe beaucoup d’heures au travail, j’ai donc manqué un certain nombre de moments avec mon fils (NDLR : bientôt 17 ans), mais tout en essayant de l’emmener là où je voulais. Il faut beaucoup discuter, expliquer et être présente à bon escient. Il sait qu’il peut vraiment compter sur moi

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