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Christophe Moreau scénarise l’espace

christophe-moreau-scenarise-espace

christophe-moreau-scenarise-espaceComme beaucoup d’Orléanais, il a poussé ses premiers cris à la FNAC qui, ne l’oublions pas, était autrefois une maternité… Rencontre avec un artiste scénographe.

Ancien élève de l’IAV (Institut d’Arts Visuels), au département art, sculpture et photo, Christophe Moreau débute un travail de plasticien, puis il se met à enseigner, mais très vite, il a le sentiment qu’il ne transmet pas et qu’il n’est pas fait pour ça. C’est en 1995 qu’il ouvre son premier atelier, dans le quartier des Blossières. Il travaille alors sur des projets de créations pour des agences d’événementiels sollicitées par des collectivités. Peu à peu il se dirige, presque naturellement, vers la scénographie. Inspiré par Buren, l’art conceptuel et minimaliste, Christophe aime les couleurs toniques et acidulées et adore surtout travailler le bois. D’où vient son goût pour ce matériau? « Cela vient sans doute de mon enfance. Mes premières créations, je les ai faites à partir de morceaux de bois que je trouvais dans la forêt à côté de chez moi. » Lorsque, en novembre 2009, Orléans obtient le label Ville d’art et d’histoire, c’est lui qui aménagea Saint-Pierre-le-Puellier, autour de l’idée de la Renaissance.

Les qualités d’un scénographe ?

La scénographie conjugue plusieurs savoirs : « Ce qu’il faut intégrer dans son projet c’est la contrainte économique et celle de l’espace. » Christophe définit son travail de scénographe ainsi : « C’est bâtir un projet dans l’espace. On part d’un vide à remplir, et l’on écrit graphiquement. Souvent, c’est un travail d’équipe. » En effet il n’est pas seul « c’est un travail en lien avec le commissaire de l’exposition », et croise son regard avec celui d’un designer ou d’un architecte. Il faut aussi une part artistique, de l’imagination et savoir travailler les matières : « J’ai appris à travailler le bois et je sais les types de matériaux que je peux utiliser en fonction de leur qualité et du projet. Mais l’essentiel est sans doute l’œuvre que l’on doit mettre en lumière. On doit guider le regard du spectateur. »

Christophe travaille sur des projets très variés, il agence des stands pour le salon Maison et objets, aménage des boutiques, comme celle du Parc floral ou encore l’Atelier après la pluie. Il propose des solutions pratiques et artistiques, comme pour la mise en scène d’un défilé de la créatrice Agnès B. C’est au musée des Beaux Arts, pour l’exposition de gravures Renaissance « De Dürer à Mantegna », ainsi qu’au Muséum des Sciences naturelles, que vous suivrez le chemin tracé par Christophe : « Tout l’art de la mise en scène est de ne pas faire d’ombre aux œuvres exposées. »

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