Le magazine féminin des Orléanaises (depuis 2010)

Faustine Clapier sans masque

Espoir de l’escrime, Faustine est licenciée au CEO et membre du Pôle France relève sabre basé à Orléans. Elle nous décrit sa vie de jeune championne (17 ans seulement), au planning serré et aux rêves dorés comme les médailles.

Comment avez-vous découvert ce sport ?

Mon grand frère, qui a un an et demi de plus que moi, a commencé très jeune par le fleuret. J’ai voulu faire comme lui ! Puis il s’est mis au sabre… et j’ai commencé le sabre aussi. C’est ma dixième année dans cette discipline.

Quelles sont les différences entre fleuret, épée, sabre ?

Ce n’est pas la même cible, déjà. Au fleuret, on ne peut toucher que le buste. Au sabre, on peut toucher tout ce qui est au-dessus de la ceinture (mais pas les mains). À l’épée, on peut toucher partout, même les pieds. Au fleuret et à l’épée, on ne touche qu’avec la pointe, alors qu’au sabre, on peut toucher avec la totalité de la lame. Voilà quelques différences, pour résumer !

Quelles sont les qualités d’une bonne sabreuse ?

La concentration et la rapidité surtout, car il faut analyser le jeu de l’adversaire et trouver une solution très rapidement.

Pratiquez-vous d’autres disciplines pour travailler ces qualités ?

Quand on atteint un certain niveau, les structures d’entraînement sont plus développées. Au Cercle d’Escrime Orléanais, je fais de la boxe, une fois par semaine ; avec le Pôle France, je fais du crossfit, de l’expression corporelle, du théâtre même, pour travailler l’attitude…

Jusqu’où voulez-vous aller ? Avez-vous des rêves de sportive ?

Quand on performe dans son sport, on a des objectifs qui sont aussi des rêves. Les deux vont de pair. Pour moi, il s’agit des JO évidemment, en 2024 à Paris. Je sais que je peux le faire. En attendant, il faut performer au niveau international, faire des podiums, accéder à l’INSEP – mais dans tous les cas je resterai orléanaise, car je serai toujours licenciée à Orléans.

Comment conjuguez-vous tout cela avec les études ?

J’ai eu mon bac mention bien, je suis en licence 1 à la fac de langues. Les études sont aussi importantes que l’escrime, qui s’arrêtera à un moment donné. Il faut penser à sa vie professionnelle. Je ne dois donc pas me laisser envahir par ma passion pour ce sport qui, de toute façon, ne permet pas de gagner sa vie. J’ai donc des semaines bien chargées, avec en moyenne 2 h 30 d’entraînement tous les soirs, jusqu’à 3 h 30 le vendredi. À cela s’ajoutent des temps individuels avec les coachs. Plus les compétitions le week-end… Mes loisirs, ce sont surtout des sorties avec mes amis, des parties de bowling.

Comment vos parents vivent-ils cela ?

Ils m’aident quand il faut, sans être trop intrusifs. À un moment donné, j’ai voulu arrêter l’escrime, et ils m’ont encouragée à continuer en me disant que c’était dommage de tout stopper. Je me suis donné un an… et j’ai commencé à avoir de bons résultats. C’est là que je me suis dit : « Je ne peux pas arrêter, ça fait trop partie de moi ! » Mon frère, qui n’est plus du tout dans ce sport, m’encourage aussi, et je pense qu’il est fier de moi…

Propos recueillis par Sébastien Drouet

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