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FAUT-IL ABANDONNER LE SOUTIEN-GORGE ?

AUTREFOIS CONSIDÉRÉ COMME UN ACCESSOIRE DE CONFORT ET UN ATOUT DE SÉDUCTION, LE SOUTIEN-GORGE N’A PLUS AUTANT LA COTE. CERTAINS SPÉCIALISTES L’ACCUSENT MÊME D’ABÎMER LA POITRINE ET RECOMMANDENT AUX FEMMES DE S’EN PASSER LE PLUS POSSIBLE. ALORS, ON LE LAISSE TOMBER OU PAS CE HAUT ?

Les femmes le portent depuis l’Antiquité, pourtant, son utilité est de plus en plus remise en question. Le soutien-gorge, en effet, trouve de moins en moins d’adeptes auprès des jeunes générations, au point même que certaines militantes vont jusqu’à défendre haut et fort la libération du sein. En quelques années, des collectifs comme Bara Bröst en Scandinavie, GoTopless aux États-Unis ou Les TumulTueuses en France, ont fleuri un peu partout pour convaincre la gent féminine de reléguer aux oubliettes ce sous-vêtement considéré parfois comme un instrument de torture. En cela, elles sont d’ailleurs appuyées par certaines études scientifiques qui montrent que le soutien-gorge est, au mieux, inefficace voire très probablement néfaste. Alors faut-il ou non continuer de lutter contre les lois de la gravité ? La réponse n’est pas aussi simple…

UNE POITRINE PLUS FERME ET UNE MEILLEURE POSTURE

Des seins fermes, une poitrine bien galbée : dès la puberté, le port du soutien-gorge est traditionnellement préconisé pour conserver et entretenir la jeunesse de nos atouts féminins. Mais, selon certaines études, cet accessoire de lingerie serait tout sauf bénéfique. À long terme, il provoquerait même des dégâts sur cette partie plus ou moins intime de l’anatomie féminine. Professeur à l’université de Besançon, Jean-Denis Rouillon est l’un des seuls, en France, à s’être véritablement intéressé aux effets du soutien-gorge. Sur une période d’une quinzaine d’années, il a ainsi mesuré pas moins de 130 paires de seins, armé d’une petite réglette et d’un calibreur, pour comparer les poitrines d’un panel de femmes, toutes âgées de 18 à 35 ans. Le constat ? Celles qui ne portaient pas de sous-vêtement voyaient leur poitrine se redresser naturellement et devenir plus ferme. Le mamelon remontait aussi de 7 mm par an et les vergetures s’estompaient. Certaines participantes ont même constaté une amélioration de leur posture et une diminution des maux de dos. Bref, pour les adeptes du soutien-gorge, ce fut la déculottée ! Le monde à l’envers, pensez-vous ? Oui, mais cela s’explique : pour obtenir le maintien escompté, armatures, bonnets et bretelles ont tendance à compresser les ganglions des canaux lymphatiques. En agissant comme un garrot, ils empêchent alors la circulation de se faire et peuvent causer des douleurs. Au contraire, en laissant les seins libres, les muscles et les ligaments sont obligés de travailler pour tenir la poitrine et éviter l’affaissement des tissus. Plutôt logique, quand on y pense…

QUID DES GROS BONNETS ?

Mais, comme le professeur Rouillon l’a précisé lui-même à plusieurs reprises, ces résultats ne sont que préliminaires. Pour l’instant restreint à un échantillon de la population clairement insuffisant, l’étude n’est pas forcément représentative, dans la mesure où elle a porté essentiellement sur des femmes jeunes. Nul besoin donc de vous précipiter pour brûler vos plus belles pièces de dentelle de Calais ! On comprend d’ailleurs aisément la réticence de certaines femmes à forte poitrine de se passer de ce sous-vêtement. Des seins volumineux causent en effet souvent des douleurs lombaires que le soutien-gorge permet de soulager en bonne partie. Que faut-il donc faire ? Le mieux est de suivre ses envies et d’opter pour la solution la plus confortable. En revanche, tous les experts sont unanimes sur le fait qu’il faut à tout prix éviter de porter des modèles push-up qui compriment les tissus et gênent la circulation sanguine.

ET LA NUIT ?

Par peur de perdre leur tonicité ou leur galbe, certaines femmes ont la fâcheuse tendance de dormir en portant un soutien-gorge. Quelle grossière erreur ! Le soir, après avoir comprimé votre poitrine toute la journée, il est indispensable de la laisser respirer et de libérer les vaisseaux lymphatiques.

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