Le magazine féminin des Orléanaises (depuis 2010)

Forza Italia

Incontournables à Orléans, Vittorio Arete, le père, Jimmy (à droite sur la photo) et Stefano, deux de ses enfants, ouvrent, séparément ou ensemble, restaurant après restaurant. La relève est assurée, ce qui fait toute la fierté du papà…

Au départ, Vittorio (que tout le monde appelle Enzo), patron des restaurants éponymes d’Orléans centre et Orléans sud, officiait dans une tout autre partie. La matière première de sa jeunesse, c’était le beau, très beau marbre, qu’il a longtemps posé chez les grands de ce monde. « Mais je ne voulais pas faire ça toute ma vie. J’avais déjà ouvert un restaurant à Paris dans les années 90 – j’exerçais alors les deux métiers en même temps, restaurateur et marbrier – puis je me suis lancé ici, à Orléans, ville d’origine de mon épouse. J’ai ouvert le premier Il Don Vittorio dans le centre-ville en 2013, le deuxième l’an dernier. » Natif de Tarente (sud de l’Italie), c’est en observant ses parents qu’il a appris la cuisine. « Tu sais, là-bas, dans une famille de huit enfants, tu apprends sans apprendre. Quand c’est à toi de le faire, tu le fais. » C’est sans doute cet esprit familial qui a guidé son fils Jimmy, 31 ans, dans ses choix professionnels. En suivant l’exemple de Vittorio, mais pas seulement : « Ce sont les recettes de ma mère qui m’ont donné envie de ce métier », sourit le jeune homme. Mais lui n’a pas tout appris de ses parents. Beaucoup de choses, mais pas tout. Car c’est chez Joël Robuchon, à Paris, qu’il a perfectionné son apprentissage débuté dans l’une des meilleures écoles d’hôtellerie-restauration parisiennes avec l’objectif, déjà, d’ouvrir son propre établissement un jour ou l’autre.

L’esprit de famille

C’est là qu’intervient le troisième personnage de cette saga familiale : Stefano, 27 ans, avec qui Jimmy a ouvert Polpettone* en 2017 : « J’ai appris la mécanique à l’adolescence, c’était ce qui me plaisait. Mais je voyais mon frère qui s’épanouissait dans son domaine, et j’ai eu envie de le suivre. J’ai d’abord été livreur pour des restaurants, puis, grâce aux contacts de mon frère, je suis allé travailler dans un palace à Biarritz et chez Joël Robuchon. J’y ai appris la rigueur et l’amour de la cuisine. »

Voir ses fils à la tête de leur affaire ? « C’est carrément une fierté pour moi, même plus que ça », assure Vittorio, qui a tenu juste avant qu’ils ne se lancent à parachever leur formation. « Jimmy voulait faire ce métier depuis tout petit, il a réussi. Mais juste avant, je l’ai pris avec moi pendant deux ans au Don Vittorio du centre, pour qu’il voie certains côtés, comme la gestion, le personnel, les achats… » Depuis, Jimmy et Stefano volent de leurs propres ailes, mais « on aime avoir l’avis des parents ». Celui de la maman napolitaine, au caractère fonceur, et celui du papa apaisant. « J’ai besoin de savoir que ce que je fais est bon pour notre famille », glisse l’aîné, qui envisage de franchiser Polpettone et profite de l’article pour annoncer l’ouverture fin octobre d’une nouvelle enseigne qui réunira les trois hommes : Viandart, à la place du Bistro Régent. « Tous les feux étaient au vert, nous étions très enthousiastes ; c’est allé très vite », ajoute-t-il. Sous le regard complice de Stefano et celui réjoui
de Vittorio..
.

* Le nom d’une recette italienne, mais aussi le surnom de Stefano quand il était petit !

• Il Don Vittorio : 3 rue Jean Hupeau (02 34 50 64 65) et 41 rue des Chabassières (02 34 50 08 20) (et une 3e adresse en prévision au nord)

• Polpettone, 1 rue du Petit Puits (02 36 17 04 34)

Sébastien Drouet

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