Le magazine féminin des Orléanaises (depuis 2010)

Françoise, Céline, Jacqueline et les autres… Des copines de chien

Promener son chien deux fois par jour, aux mêmes heures et dans le même quartier est parfois source d’heureuses rencontres…

C’est un rituel quotidien de sortir son compagnon à quatre pattes. Cela fait treize ans que Céline vit rue du Bœuf-Saint-Paterne. Loin d’être une corvée, la sortie de son Shiatsu ressemble plus à une balade entre copines. Elle se dirige dans le jardin public du boulevard Rocheplatte et c’est aujourd’hui une petite dizaine de propriétaires canins qui partagent un moment ensemble. « On se complimente quand l’une de nous a un nouveau collier de chien ! » C’est l’occasion d’exprimer sans gêne son attachement à son animal sans être jugée.
Au fil du temps, ce rendez-vous informel a permis de créer des liens. Elles se retrouvent même autour d’un café le dimanche matin ou vont assister aux concerts de l’une d’entre elles qui joue dans l’orchestre symphonique d’Orléans. Elles se rendent service quand il faut aller chez le vétérinaire ou lorsqu’un chien disparaît. Elles fêtent les anniversaires, Noël… Elles se raccompagnent, elles s’inquiètent quand l’une d’elles n’est pas là plusieurs jours. Elles veillent sur les enfants quand c’est à leur tour de sortir le compagnon à quatre pattes. Le boulevard Rocheplatte est devenu un lieu  de rencontre pour les promeneuses de chiens.

Toutes races confondues

Labrador, Jack Russel, Shiatsu… Petits ou gros, à poils longs ou courts, jeunes ou âgés, peu importe. Les affinités se font plus autour des comportements que des races de chiens. Une des règles des « copines de chiens » consiste à respecter le jardin qui est un peu devenu le leur, et à ramasser les déjections. Elles sont les premières à fulminer contre ceux qui ne respectent pas l’espace public !
Quoique ces moments ne soient pas toujours des plus amicaux, pour Françoise, la sortie est réussie lorsque  son chien Manéo rencontre des congénères : « Une fois il s’est comporté comme une furie – à cause d’une rivalité canine. J’ai eu toutes les peines du monde à le séparer de son “rival”, qui a eu une patte en sang, et moi une journée gâchée ! Depuis, je n’approche pas trop des mâles. »
Les rencontres humaines sont variées, et certaines se construisent au fil des ans : « Il y en a avec qui on ne parlera jamais que de la pluie et du beau temps, d’autres avec qui les discussions sont plus profondes, plus personnelles. » Françoise a un regard amusé sur le petit groupe formé par « les copines de chien » du boulevard : « C’est comme des mères à la sortie de l’école. Les chiens attendent qu’elles aient fini leur conversation ; certains – les plus sages – se couchent, d’autres tirent sur la laisse et essaient de s’échapper tant ils trouvent ça insupportable. »
Elle connaît une « promeneuse de chien » des bords de Loire qui lui a raconté qu’une vieille dame, qui avait ses habitudes, a continué à venir aux promenades alors qu’elle avait perdu son compagnon. Le chien serait-il un lien social plus important que certaines veulent bien le croire ?
Si l’homo erectus est capable de vous croiser quotidiennement dans les escaliers du même parking (Gambetta ou ailleurs) sans jamais décrocher un sourire ou un bonjour, il pourra aussi être volubile et tisser des liens juste parce qu’un jour, son chien a reniflé le derrière du vôtre !  Conclusion : adoptez vite un chien !

 

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