Garder la flamme

Arielle Roland

Flamme en Rose, association créée en 2011 à Tours, aurait pu disparaître quand ses fondateurs ont choisi de tourner la page. Ce serait mal connaître Arielle Roland et ses amies, qui ont repris le flambeau malgré les difficultés pour trouver l’argent nécessaire aux actions.

On doit la création de Flamme en Rose à un couple touché par la maladie et qui s’était rendu compte qu’il y avait un manque au niveau des aides concrètes apportées aux personnes atteintes d’un cancer du sein. Le traitement est long, on fait appel à la famille, aux amis, mais cela devient compliqué par la suite, quand il faut gérer, aussi, les enfants, le ménage, la vie quotidienne en fait. Flamme en Rose, née de ce constat, apporte une solution : collecter des dons de particuliers ou d’entreprises pour financer des forfaits d’aides d’environ 12 heures (ménage, garde d’enfants ou jardinage, par des organismes professionnels) afin de soulager les malades et leurs proches. « La fondatrice de Flamme en Rose était ma collègue, explique Arielle Roland, infirmière à l’hôpital. Quand elle m’a parlé de cette association, j’ai trouvé normal de la rejoindre, avec d’autres. » Au bout de six ans, le couple a transmis le relais. « Personne ne voulait présider, mais l’association aurait alors mis la clé sous la porte. On s’est donc réunies à quelques-unes pour poursuivre l’histoire. » Heureusement ! Les demandes d’aides, à travers l’action « besoin d’une Pause », sont nombreuses (129 forfaits l’an dernier). Mais il faut trouver le moyen de les financer (1 forfait = 260  environ) ; une aventure en soi.

Pour trouver des sous, Flamme en Rose édite un calendrier (échangé contre un don), organise des spectacles salle Ockeghem, noue des partenariats avec des entreprises, des associations. Dans le cadre d’Octobre Rose, les grands clubs sportifs tourangeaux l’invitent à tenir un stand lors des matchs : « Nous pouvons faire de la collecte de dons auprès du public et informer des personnes que nous ne toucherions pas autrement », poursuit Mme Roland. Surtout que l’objet de l’association qui, en-dehors de l’organisation des heures d’aides, promeut la prévention et le dépistage du cancer du sein, a été élargi depuis sa création : « Nous aidons aussi bien les hommes que les femmes, sans limite d’âge, sans type de cancer, et sans formalité ou démarche particulière. Au début, nous avions plus d’argent que de demandes d’aide, mais à présent nous avons du mal à avoir le budget pour dire oui à tout le monde. » Sachant que priorité est donnée aux femmes atteintes d’un cancer du sein et aux familles composées d’enfants dont le père travaille. Et manque de temps pour les tâches ménagères, donc…

Sur Facebook : Flamme-en-rose Tours
www.flamme-en-rose.fr

Sébastien Drouet